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Chasse aux Marais d’Harchies : la Ligue saisit les autorités internationales

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D’un côté de la frontière belgo-française, des associations et pouvoirs publics qui mobilisent des ressources considérables pour protéger les oiseaux d’eau. De l’autre, des chasseurs qui attirent ces mêmes oiseaux et les déciment. Cette situation inacceptable se répète chaque année sur le site des Marais d’Harchies (commune de Bernissart), dès l’ouverture de la chasse à la fin du mois d’août.

Face à une situation dénoncée depuis des décennies mais qui reste inchangée, la Ligue a décidé d’agir. Une première étape vient d’être franchie, avec la saisie des autorités européennes et internationales.

Une situation intenable

La situation aux Marais d’Harchies n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs dizaines d’années, naturalistes, riverains, associations et élus se mobilisent. Entre 2021 et 2024, la ministre wallonne de l’environnement Céline Tellier est intervenue à trois reprises pour engager des discussions avec le Préfet du Nord, autorité compétente en matière de chasse en France. Pourtant, rien n’a changé.

« La situation des Marais d’Harchies ne peut plus continuer. En plus des centaines d’oiseaux qui se font massacrer dès le passage de la frontière, des milliers d’autres voient leur comportement perturbé par les activités de chasse, impactant, par exemple, leurs chances de survie en migration. » déclare Jean-François Buslain, directeur de la LRBPO.

Premier volet : saisir les autorités internationales

Face à cette impasse, la LRBPO a engagé en 2026 une action structurée en plusieurs volets. Le premier a été activé en avril : nous venons de déposer une plainte auprès de la Commission européenne pour violation des Directives « Oiseaux » et « Habitats ». Simultanément, nous avons saisi le secrétariat de la Convention de Ramsar, traité intergouvernemental dédié à la conservation des zones humides, pour dénoncer les manquements de la France à ses obligations.

Les Marais d’Harchies sont classés en effet classés Zone de Protection Spéciale (ZPS) et reconnus comme Zone Humide d’Importance Internationale (ZHII) au titre de la Convention de Ramsar. Ce site est un lieu de halte migratoire majeur et un terrain d’hivernage essentiel pour de nombreuses espèces d’oiseaux d’eau, dont le Canard siffleur et le Fuligule milouin.

Entre 2022 et 2024, la Région wallonne y a consacré 1,4 million d’euros en investissement et restauration. L’Union européenne vient également d’y allouer plusieurs millions d’euros dans le cadre du programme LIFE Vallée Atlantique.

La suite : une mobilisation collective et progressive

La saisine des autorités internationales n’est que la première étape d’une stratégie en plusieurs volets. Nous activerons de nouveaux leviers dans les semaines et mois à venir, aux côtés d’un ensemble d’alliés stratégiques issus notamment du secteur associatif.

Le site des Marais d’Harchies est géré par ses deux propriétaires, la Région wallonne et Natagora. Si la LRBPO n’en est pas partie prenante, la défense de la faune sauvage – et des oiseaux en particulier – est au cœur de notre mission.

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Chaque année, à la fin du mois d’août, le havre de paix pour oiseaux que constituent les Marais d’Harchies se transforme en véritable peloton d’exécution.

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