Plus petit que le Gobemouche gris (qui est aussi plus commun), moins élancé, le plumage du Gobemouche noir mâle est nettement tranché entre le dessus noir ou gris et le dessous blanc. Le miroir alaire est bien visible, même quand l’oiseau est au repos. la femelle est semblable au mâle, mais le noir fait place au brun tandis que le blanc du front fait défaut.

Cependant, parmi les rares couples qui nichent chez nous, les mâles sont plutôt gris noirâtre plus ou moins pâle, à tel point qu’il est parfois difficile, sans une observation très attentive, de reconnaître le mâle de la femelle. Par contre, les mâles appartenant à la variété scandinave (et qui passent chez nous en automne) portent un habit d’un noir bien marqué.

Evaluée à 200 couples en 1967, puis à 500 en 1970 et à 1300 paires en 1988, la population de notre pays est particulièrement dense dans les ceintures forestières de Saint Hubert et d’autres massifs ardennais, avec aussi une concentration remarquable à l’est d’Anvers où l’espèce est particulièrement présente dans les zones résidentielles bien arborées.

Migrateur insectivore hivernant en Afrique tropicale, le Gobemouche noir est moins “gobeur de mouches” que son cousin gris. Il capture beaucoup de chenilles et de larves, ainsi que des diptères, coléoptères, fourmis, petites sauterelles ou araignées. Les baies de sureau sont fort appréciées.

La possession d’une cavité de nidification est le pivot de toute sa vie nuptiale. C’est donc l’existence de telles cavités qui détermine l’installation de l’espèce dans les bois, les bosquets, les parcs, les jardins et les vergers. Cet oiseau n’aime guère les sous-bois touffus et préfère un sol dégagé sous les arbres, ce qui facilite sa chasse aux insectes.

Il occupe donc particulièrement les nichoirs mis à son attention, ce qui permet d’augmenter de façon notable la densité des nicheurs en certaines endroits.

 

Carte d’identité

Nom latin : Ficedula hypoleuca

Ordre : Passeriformes

Sous-ordre : Oscines

Famille : Muscicapidés

Taille : 13 cm

Reproduction : 6 à 7 œufs, deux pontes par an

Couvaison : 13 à 14 jours

Sevrage : 12 à 17 jours

Répartition : localement dans tous les pays d’Europe, de la Norvège au Portugal

Statut en Région Wallonne : protégé