Les grèbes se déplacent souvent en début de journée ou fin de journée d’un étang à l’autre. En période hivernale, il est courant que celui-ci atterisse sur une route, prenant le scintillement du bitume pour les reflets de l’eau. Très maladroits sur leur pattes, ils peinent alors à se déplacer sur des surfaces dures.

Malheureusement, les poussières et hydrocarbures abîment alors fortement le plumage en le rendant perméable, et même si l’oiseau semble en bonne santé, le remettre à l’eau le condamne à mourir d’hypothermie.

Il faut donc dans tous les cas le récupérer pour le transférer au plus vite vers un centre de soins pour la faune sauvage, qui eux seuls possèdent les infrastructures nécessaires pour l’accueil de ce type d’oiseaux (sinon développement de maladies telles que l’aspergillose si animal maintenu sur une surface solide).

Voici la marche à suivre :

Dans un premier temps, gardez votre calme. Ce sont des animaux sauvages, vous voir vous agiter les stresse d’autant plus !

  • Préparez votre matériel : une serviette ou des gants pour la capture, une boite en carton préalablement trouée pour l’animal. Évitez les cages dont les barreaux abîment les plumes de l’oiseau.
  • Capturez-le en maintenant les ailes le long du corps et la tête cachée. Faites attention au bec, les grèbes n’hésitent pas à se défendre, et projettent leur bec comme un poignard : portez si possible des gants de jardinage, et ne maintenez pas l’oiseau près de votre visage ou de votre corps.
  • Déposez-le dans un carton préalablement troué et refermez la boite rapidement. Une fois dans l’obscurité, l’oiseau se calmera plus facilement. N’exhibez pas l’animal, vous risqueriez d’aggraver son état. Placez ce carton dans une pièce tempérée et calme en attendant son transfert.
  • Ne le forcez pas à boire ou à manger: vous risqueriez de l’étouffer ou de lui donner une nourriture inadaptée. De plus, en mettant de l’eau dans son bec, il pourrait en avoir dans les poumons et ainsi mourir de pneumonie ou par noyade. Laissez-le dormir dans le noir complet et dans le calme, jusqu’à son transfert. Si l’oiseau vous semble très faible, mettez une bouillotte ou une bouteille en plastique remplie d’eau chaude et enroulée dans un essuie dans sa boite.
  • Contactez le centre de revalidation le plus proche de chez vous : https://protectiondesoiseaux.be/index.php/les-centres-de-revalidation/belgique/

IMPORTANT !

Ne gardez pas l’oiseau, et ne tentez pas de le soigner vous-même ! On trouve malheureusement beaucoup de conseils sur internet, et bien souvent très mauvais. Seuls des professionnels sont habilités à prendre en charge la faune sauvage, et possèdent la dérogation à l’ordonnance relative à la protection de la nature. Plus d’information ICI.