SA campagne Marais d'Harchies

Aidez-nous à sauver les oiseaux des Marais d’Harchies

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Chaque année, à la fin du mois d’août, le havre de paix pour oiseaux que constituent les Marais d’Harchies, situé en grande partie sur la commune de Bernissart, se transforme en véritable peloton d’execution. Dès la soirée d’ouverture de la chasse, les coups de feux fusent et ces centaines d’oiseaux sont décimés dès leur passage de la frontière française.

Malgré de nombreuses tentatives de la part des défenseurs de la nature, la situation se perpétue, chaque année, depuis des décennies.

Pour mettre enfin fin à ce massacre, nous avons décidé d’agir. Et nous avons besoin de vous pour y parvenir !

Une biodiversité riche, menacée par des activités de chasse

Les Marais d’Harchies, ce sont 550 hectares de zones humides à la frontière franco-belge. Lieu de halte migratoire important et terrain d’hivernage essentiel pour de nombreuses espèces d’oiseaux d’eau, le site est classé Zone de Protection Spéciale (ZPS) et Zone Humide d’Importance Internationale (ZHII). 

Pourtant, chaque année à la fin du mois d’août, la même scène se répète. La veille de l’ouverture de la chasse, des centaines de canards sont recensés sur le site. Le lendemain, ils ont quasi tous disparu. 

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Au crépuscule, des titulaires de permis de chasse français se postent à la frontière, sur les étangs de Saint-Aybert, et tirent sur les oiseaux qui passent la frontière pour venir se nourrir. En 1h30, le soir de l’ouverture, près de 1 000 coups de feu sont tirés, pour environ 500 oiseaux tués. Le tout pour une chasse de loisir, et sans distinction de l’âge ou du sexe des oiseaux, ni même de l’espèce (impossible à la tombée de la nuit), réduisant ainsi à peau de chagrin les efforts de conservation réalisés dans la région.

Au-delà des oiseaux tués, c’est toute la faune ailée de la région qui est perturbée : alimentation compromise, répartition spatiale bouleversée, départs précoces en migration, abandons des jeunes. Sans oublier la pollution au plomb dans ces zones humides particulièrement sensibles.

Une situation qui n’a que trop duré

Des naturalistes, des riverains, des élus se mobilisent sur ce dossier depuis des décennies. Pourtant, jusqu’ici, rien n’a changé.
C’est la raison pour nous avons décidé de former un bloc commun avec 7 autres associations naturalistes belges et françaises : Natagora, la LPO Hauts-de-France, le Groupement Ornithologique du Nord, Canopea, Gaia, les Cercles des Naturalistes de Belgique et Ardenne & Gaume.

Le 17 avril 2026, nous avons envoyé une lettre commune au Préfet du Nord, autorité compétente en matière de chasse sur le territoire concerné.

Notre demande est précise : intégrer, dans l’arrêté régissant la chasse pour l’année 2026-2027, une interdiction de toute activité de chasse dans un rayon de 1.500 mètres autour des Marais d’Harchies. 

Aidez-nous à changer les choses !

Le Préfet adoptera son arrêté sur la chasse 2026-2027 en juin. D’ici-là, une boîte mail est mise à disposition des citoyens pour récolter leurs avis sur l’arrêté. Saisissons cette opportunité !

Nous avons jusqu’au 20 mai pour submerger la boite mail de messages d’interpellation !

Chaque message envoyé compte pour montrer que les citoyens belges et français refusent que la situation continue. Cela ne vous prendra que quelques minutes. D’avance un grand merci pour votre contribution !

Comment participer ?

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L’adresse mail à laquelle écrire est la suivante : ddtm-see-participation-public@nord.gouv.fr
L’email que vous envoyez peut reprendre les éléments suivants :
  • Quelques lignes d’introduction où vous vous présentez et expliquez pourquoi la situation vous touche.
  • Des arguments contre la Chasse aux Marais d’Harchies. Nous mettons à votre disposition une série d’arguments que vous pouvez reprendre tels quels ou adapter dans l’accordéon ci-dessous.
C’est tout ! Cela vous prendra quelques minutes seulement.
Vous avez jusqu’au 20 mai 2026 à minuit pour participer à l’action.
  • – Les marais d’Harchies bénéficient d’investissements publics importants (1,4 million d’euros de la Région wallonne entre 2022 et 2024, ainsi que plusieurs millions d’euros de l’Union européenne via le programme LIFE). Autoriser la chasse à proximité immédiate revient à neutraliser ces efforts en permettant la destruction rapide des espèces protégées.
  • – Des pratiques illégales sont constatées à proximité du site, notamment l’agrainage en période de chasse, pourtant interdit. Cette pratique attire de façon illégale les oiseaux vers les zones de tir françaises.
  • – Les quotas de chasse pour certaines espèces (sarcelles, canard chipeau) ne sont pas respectés, ce qui aggrave la pression sur des populations déjà fragiles.
  • – Le principe international de non-dommage environnemental (issu de l’arrêt Fonderie du Trail et reconnu par la Cour internationale de justice) impose aux États de veiller à ce que les activités sur leur territoire ne nuisent pas à l’environnement des États voisins. La chasse à proximité immédiate de la frontière viole ce principe.
  • – L’autorisation de la chasse à proximité des marais est incompatible avec l’article 4.4 de la Convention de Ramsar, qui impose aux États d’augmenter les populations d’oiseaux d’eau dans les zones humides.

  • – La situation transfrontalière des marais d’Harchies et des zones humides françaises voisines impose une coopération entre États (article 5 de la Convention de Ramsar). L’absence de coordination sur les pratiques de chasse constitue un manquement à cette obligation.
  • – La présence d’espèces protégées par l’Annexe I de la Directive Oiseaux impose une protection stricte de leur habitat. Même sans tir direct, les activités de chasse à proximité provoquent un dérangement significatif incompatible avec cette protection.
  • – Selon l’article 7 de la Directive Oiseaux, la chasse ne peut compromettre les efforts de conservation. Or, les tirs à proximité de la frontière affectent directement les populations protégées en Wallonie, compromettant les politiques de conservation.
  • – Cette situation porte atteinte au droit fondamental de vivre dans un environnement équilibré.
  • – Conformément à l’article 6.3 de la Directive Habitats, toute activité susceptible d’affecter significativement un site Natura 2000 doit faire l’objet d’une évaluation d’incidences. La chasse à moins de 1.500 m des marais répond clairement à cette définition, mais aucune évaluation adéquate n’a été réalisée.
  • – La jurisprudence européenne reconnaît explicitement que la chasse peut constituer une activité perturbatrice nécessitant une évaluation environnementale.
  • – Les marais d’Harchies constituent un site essentiel pour l’avifaune en Wallonie : reproduction, halte migratoire et hivernage de nombreuses espèces d’oiseaux d’eau.
  • – La pression de chasse est extrêmement élevée, avec des pertes estimées entre 200 et 700 canards en une seule nuit, soit jusqu’à 40 % de la population locale.
  • – La chasse non sélective touche fortement les femelles et les jeunes individus, ce qui compromet directement le renouvellement des populations.
  • – Les jeunes oiseaux sont particulièrement vulnérables : manque d’expérience, capacités de vol limitées et incapacité à éviter efficacement les zones de tir.
  • – Le dérangement causé par la chasse a des effets majeurs :
    • – augmentation de la distance de fuite
    • – modification de la répartition des oiseaux
    • – augmentation des risques sanitaires
    • – départ anticipé en migration
    • – diminution de la capacité d’accueil du site
  • – Ces perturbations peuvent être plus dommageables que la mortalité directe, car elles affectent durablement le comportement et la survie des populations.
  • – Le dérangement interrompt les phases d’alimentation, parfois pendant de longues périodes, ce qui compromet l’équilibre énergétique des oiseaux.
  • – Les oiseaux modifient leurs comportements pour éviter la chasse, notamment en volant plus tard dans l’obscurité, ce qui réduit leur temps d’alimentation et affaiblit leur condition physique.
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Partagez l’information autour de vous. Plus nous serons nombreux, plus nous serons entendus ! Merci !

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Laissez- nous vos coordonnées si vous souhaitez être tenu.e au courant de la suite des actions dans le cadre de cette campagne (nous préparons de nouvelles actions pour les mois à venir 😉 )

campagne marais d'Harchies

Submergeons la boite mail de demandes pour nous faire entendre ! Chaque interpellation compte pour montrer que les citoyens belges et français refusent que cette situation continue.

En savoir plus sur notre action

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