L’année 1995, déclarée Année européenne de la conservation de la nature (AECN), marque le point de départ d’une aventure qui allait s’étendre bien au-delà de Bruxelles.
C’est à ce moment que la Commission Ornithologique de Watermael-Boitsfort (COWB) a lancé une action pionnière pour la sauvegarde des dernières colonies d’Hirondelles de fenêtre (Delichon urbicum), avec le soutien de la Commune.
Trente nichoirs doubles en béton de bois (modèles Schwegler) furent installés, accompagnés d’une campagne de sensibilisation auprès des habitants et riverains ayant la chance d’héberger encore quelques nids naturels.
À cette époque, seuls quelques nids subsistaient :
• à l’école de la Sapinière, au cœur de la colonie du Coin du Balai, il ne restait plus que 8 nids ;
• rue Van der Elst, près de la place Keym, 4 à 5 nids tenaient encore sous des balcons.
D’autres petites colonies, comme à la Petite Suisse (Ixelles) ou au Chien Vert (Woluwe-Saint-Pierre), s’éteignirent définitivement autour de 1997.
En milieu urbain, l’absence de boue argileuse empêchait les hirondelles de construire ou réparer leurs nids — certains, pourtant, étaient encore occupés après plus de 50 ans !
Entre-temps, ces actions ont contribué à la création de groupes de travail “Oiseaux” au sein de Natagora (fusion AVES–RNOB en 2003) : d’abord pour les Hirondelles, puis pour les Martinets et les Moineaux. Plusieurs étudiants et doctorants se sont également intéressés à cette dynamique, notamment N. Dekemel (ULB, 2007).