SA frelon asiatique

Frelon asiatique en Wallonie

Une stratégie de gestion pertinente mais perfectible

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Depuis quelques années, le frelon asiatique est devenu une source d’inquiétude croissante, en particulier durant la période estivale. Redouté pour ses piqûres mais surtout pour son impact sur les insectes pollinisateurs, avec au premier rang les abeilles, il cristallise de nombreuses peurs et suscite des appels à une lutte intensive.

Pourtant, face à cette espèce exotique envahissante, il est essentiel de garder une approche mesurée : agir efficacement, sans provoquer davantage de dégâts que ceux causés par l’espèce elle-même.

Frelon asiatique

© Gilles San Martin

Le frelon asiatique (Vespa velutina) est un insecte de la famille des guêpes. Il se distingue par sa coloration sombre, une large bande jaune orangé à l’extrémité de l’abdomen et des pattes bicolores, noires à la base et jaunes à l’extrémité. Il est légèrement plus petit que le frelon européen (Vespa crabro).
Arrivé accidentellement en France en 2004, il s’est progressivement propagé en Europe occidentale. En Wallonie, le premier nid a été détecté en 2016 et l’espèce est aujourd’hui présente sur l’ensemble du territoire. Ce nouveau prédateur cause des dommages importants à l’apiculture, fragilise les populations de pollinisateurs sauvages, s’attaque aux fruits en fin de saison et peut, dans certaines situations, représenter un risque pour la santé publique [1].

Conscient de ces enjeux, le Gouvernement wallon a adopté le 13 juillet 2023 une stratégie de gestion du frelon asiatique. Cette stratégie repose sur une gestion intégrée, fondée sur l’aide au secteur apicole et sur une rationalisation des interventions, en tenant compte à la fois des risques posés par l’espèce et de ceux induits par certaines méthodes de lutte [2].

En Wallonie, comme dans les régions voisines, l’éradication du frelon asiatique n’est aujourd’hui plus envisageable. Il a donc été mis fin à la neutralisation systématique de l’ensemble des nids détectés dans l’environnement. La stratégie actuelle cherche désormais à établir un équilibre entre les risques réels liés au frelon asiatique et ceux induits par certaines méthodes de lutte. Nous saluons cette approche, qui témoigne d’une volonté de concilier efficacité et prudence. La Wallonie a également mis au point une technique que les citoyens peuvent appliquer pour détruire les nids primaires.

Toutefois, le frelon asiatique étant une espèce relativement récente sur notre territoire, certaines méthodes de piégeage sont encore en cours d’évaluation. Par ailleurs, il reste nécessaire de développer et d’expérimenter davantage de solutions mécaniques pour la destruction des nids secondaires…

Une stratégie wallonne qui cherche l’équilibre

Faire face aux dangers du frelon asiatique sans compromettre le reste du vivant.

Le frelon asiatique constitue une menace bien réelle pour les abeilles mellifères et, plus largement, pour de nombreux insectes pollinisateurs. Classé parmi les espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union européenne, il se nourrit principalement d’hyménoptères sociaux (abeilles, guêpes, bourdons), mais aussi de diptères et d’autres insectes floricoles [3]. Il se nourrit également de tous les arthropodes, comme les araignées. Comme l’explique Renaud Delfosse, guide-nature, Président de « La Hulpe Nature» et conférencier reconnu sur le frelon asiatique, « une étude anglaise (Université d’Exeter) a déterminé début mars 2025 que ce ne sont pas moins de 1449 espèces différentes qui ont été prélevées dans les colonies étudiées » [4].

Dans les milieux urbanisés, l’abeille domestique peut représenter jusqu’à deux tiers de son régime alimentaire. Les frelons se postent devant les ruches et capturent les abeilles au vol, provoquant un stress important au sein des colonies. Ce stress entraîne une diminution des réserves de miel, un affaiblissement progressif des colonies, voire leur dépérissement.

Pour l’Homme, la dangerosité du frelon asiatique doit cependant être nuancée. Il s’agit d’un insecte généralement peu agressif, dont le dard est avant tout utilisé pour la capture des proies. Sa piqûre n’est pas plus toxique que celle d’une guêpe et la quantité de venin injectée est même inférieure à celle d’une abeille. Elle peut toutefois être plus douloureuse en raison de la longueur du dard, capable de traverser certains équipements de protection.

frelon asiatique

© Gilles San Martin

Le principal danger survient lors de l’approche d’un nid actif, en particulier en été et en automne. Une attaque collective peut alors se produire à moins de cinq mètres, avec des piqûres multiples et, dans certains cas, des projections de liquide irritant susceptibles de provoquer des lésions oculaires graves nécessitant une hospitalisation [5].

Face à ces risques, la destruction des nids peut sembler une solution évidente. Pourtant, cette intervention n’est pas sans conséquences. Elle expose les intervenants à des dangers directs et repose souvent sur l’utilisation d’insecticides, notamment la perméthrine, dont les effets sur la biodiversité sont très préoccupants.

La perméthrine est extrêmement toxique pour les abeilles, les insectes non ciblés et la faune aquatique. Sa persistance dans l’environnement prolonge l’exposition de nombreuses espèces [6]. Des recherches françaises [7] ont montré des pertes massives de ruchers dans des zones où cette molécule était utilisée, tandis que des observations font état d’oiseaux insectivores se nourrissant de nids traités, entraînant un risque de contamination secondaire.

Consciente de ces enjeux, la Wallonie a fait le choix, en 2023, d’abandonner la neutralisation systématique des nids. Désormais, les nids situés sur des terrains appartenant à la Région ne sont détruits que lorsqu’ils représentent un risque avéré pour la sécurité publique, notamment lorsqu’ils se trouvent à proximité immédiate d’un lieu de passage et à moins de cinq mètres du sol.

frelon asiatique Crédit photo - Christels Hornet

© Christels Hornet

Intervenir intelligemment : le nid primaire et la méthode wallonne.

L’un des points forts de la stratégie wallonne réside dans la prise en compte du cycle biologique du frelon asiatique. Il s’agit d’un hyménoptère social à colonies annuelles, dont l’activité et les effectifs varient fortement au fil des saisons.

À la sortie de l’hiver, entre fin mars et début avril, les jeunes reines entament la construction d’un nid dit «primaire».

Comme le rappelle Sylvie La Spina, rédactrice en chef chez Nature & Progrès, «c’est dès le mois de mars que les jeunes reines fécondées sortent de leurs abris hivernaux». Elles entament alors, seules, la construction d’un nid primaire dans un abri tel qu’un arbre creux, une cabane de jardin ou un grenier.

Il est donc particulièrement pertinent de rechercher et de détruire ces nids dès les premiers stades de leur formation. Florian Bastin, chercheur au CRA-W souligne d’ailleurs que «la période durant laquelle la fondatrice est seule est relativement longue : on dispose d’une fenêtre de sept à huit semaines avant l’apparition des premières ouvrières» [8].

Ce n’est qu’ensuite que la colonie migre vers un nid secondaire, beaucoup plus volumineux, souvent situé en hauteur, pouvant atteindre près d’un mètre de diamètre et abriter plusieurs milliers d’individus à la fin de l’été. À l’automne, la colonie produit des individus sexués qui quittent le nid, lequel est ensuite abandonné et ne sera jamais réutilisé.

 

De nombreux nids ne sont détectés par les citoyens qu’après la chute des feuilles, à un moment où la destruction du nid est largement inefficace. La stratégie wallonne insiste donc sur l’importance d’agir au printemps, dès le mois de mars, lorsque les nids primaires sont encore petits, de la taille d’une balle de golf ou de tennis, accessibles et bien plus faciles à détruire.

La circulaire du 15 mai 2024 du SPW explique ainsi la méthode préconisée par la stratégie wallonne de lutte contre le frelon asiatique pour détruire de façon simple les nids primaires : «La destruction des nids primaires peut être réalisée tant que le nid est encore petit et d’une taille n’excédant pas celle d’un pot de confiture. L’opération doit se faire de nuit pour être sûr de la présence de la fondatrice dans le nid. Il faut au préalable se munir d’un pot de confiture ou tout autre bocal similaire qui peut se fermer hermétiquement ainsi que d’un couteau de peintre. Pour décrocher le nid, on viendra placer le bocal autour du nid et on glissera le couteau de peintre entre le nid et son support. Le nid tombera alors dans le pot. Il faut ensuite maintenir le couteau au-dessus du pot pour le fermer et éviter que la fondatrice ne s’échappe. Ensuite, on placera le couvercle au-dessus du pot et on pourra retirer le couteau de peintre et fermer le couvercle. Le tout sera placé au congélateur durant 24h pour euthanasier les individus présents dans le nid» [9].

Cette opération peut être réalisée par tout citoyen, mais en aucun cas par une personne allergique ou présentant un risque de complications cardiaques ou respiratoires, car le risque de piqûre n’est pas nul.

Elle ne doit être effectuée que s’il s’agit réellement d’un nid primaire. Si le nid est trop volumineux pour tenir dans un pot de confiture, il faut alors faire appel à un professionnel: il s’agit probablement d’un nid secondaire, susceptible de contenir déjà des ouvrières.

Il est intéressant de souligner que, pour les nids primaires, la Région wallonne préconise des méthodes de destruction mécaniques, en parfaite cohérence avec le cycle biologique du frelon asiatique. Cette approche, ciblée et respectueuse de la saisonnalité de l’espèce, témoigne d’une stratégie réfléchie et adaptée, qui maximise l’efficacité tout en réduisant l’impact sur le reste de la biodiversité.

Aller plus loin : des marges de progression pour une gestion encore plus respectueuse

De la prudence à l’efficacité : vers un piégeage réellement sélectif.

À ce jour, la stratégie wallonne ne préconise pas le piégeage à grande échelle des fondatrices, invoquant le manque de preuves scientifiques solides et le risque élevé pour les espèces non ciblées. Cette prudence est compréhensible, tant les pièges mal conçus peuvent avoir des effets délétères sur l’entomofaune [10].

Toutefois, la Wallonie prend clairement position en faveur de l’interdiction des pièges à noyade. En effet, ces pièges sont trop peu sélectifs et entraînent la capture de beaucoup d’autres insectes comme les abeilles sauvages ou les reines de bourdon.

En France, où le frelon asiatique est présent depuis plus longtemps, des études ont montré que le piégeage de printemps, limité dans le temps (mars à mai) pouvait contribuer à réduire le nombre de nids [11].

La loi française visant à endiguer la prolifération du frelon asiatique, entrée en vigueur le 15 mars 202512, fixe des orientations nationales
pour un piégeage sélectif de l’espèce. Ces orientations sont détaillées dans le plan national de lutte contre le frelon asiatique, qui encadre strictement les pratiques de piégeage. Le plan français suggère ainsi d’utiliser des pièges de type nasses, équipés de cônes d’entrée et avec une séparation entre l’appât et la partie de capture. Ce dispositif permet de retenir les fondatrices et les ouvrières tout en laissant échapper un maximum d’espèces non-cibles. Comme le souligne Renaud Delfosse, un autre avantage des nasses réside dans le fait que l’on puisse les placer dans un congélateur pendant environ 5 minutes. Selon lui, « cela permet de sélectionner les insectes piégés mais non désirés en endormant l’ensemble des animaux par le froid. Après quelques minutes au congélateur, on peut faire le tri sans danger et ressortir les non désirés tout en laissant les FA. Il est impossible de faire ce tri avec de grands pièges et donc, les victimes collatérales finissent aussi par mourir, même si le piège est ‘non létal’ ».

Pour l’appât, le plan français préconise un mélange sucré composé de 1/3 sirop de fruits rouges, 1/3 bière et 1/3 vin rouge, le vin rouge ayant l’avantage de repousser les abeilles.

Le piège doit être placé au soleil, à l’abri du vent, à proximité d’une source de nourriture (fleurs printanières, arbres et arbustes mellifères en fleur), d’un composteur ou d’une source d’eau, et idéalement près d’anciens nids ou de ruchers affectés. Il doit être installé à une hauteur comprise entre 1,20 m et 1,50 m, pour la sécurité des enfants et la facilité de surveillance, avec une orientation Sud/Sud-Est et une légère inclinaison vers l’avant pour permettre l’évacuation de l’eau [13].

A défaut d’avoir adopté un plan de stratégie précis sur le piégeage à effectuer, la Wallonie invite les citoyens à se renseigner auprès du CRA-W afin d’identifier les méthodes de piégeage les plus efficaces et les plus sélectives.

En 2023, le CRA-W a perfectionné un modèle de couvercle de piège (modèle T082), initialement conçu pour l’impression 3D. Après une série de tests en laboratoire, les orifices d’entrée et de sortie ont été calibrés avec une grande précision: ils permettent de retenir le frelon asiatique, de laisser ressortir la majorité des autres insectes et d’empêcher l’entrée du frelon européen. Afin de garantir la constance des dimensions et de réduire les coûts de production, le modèle a ensuite été fabriqué par injection plastique.

Dans le cadre du Plan frelon, le CRA-W a distribué 6 524 pièges aux apiculteurs au printemps 2024, sur l’ensemble du territoire wallon, afin d’évaluer en conditions naturelles leur efficacité ainsi que leur sélectivité vis-à-vis des espèces non ciblées.

En 2024, parmi les insectes capturés par les 6 524 pièges distribués, 67% étaient des fondatrices de frelons asiatiques. Ce taux de sélectivité est particulièrement satisfaisant au regard de la littérature scientifique, où les autres pièges dépassent rarement 30% [14].

En 2025, les résultats se sont encore améliorés: 83% des insectes effectivement capturés (hors insectes simplement de passage) étaient des fondatrices de frelon asiatique. Ces chiffres confirment l’efficacité et la sélectivité du piège à couvercle développé par le CRA-W15.

Ce piège est disponible à la vente pour les particuliers, mais uniquement par lot de 5 000 unités auprès de l’entreprise Plastiqual, ce qui représente un coût important. Le CRA-W recommande donc aux particuliers, communes et associations de se regrouper pour effectuer une commande.

Il est ainsi conseillé d’en parler à votre commune ou de prendre contact avec l’entreprise (contact@plastiqual.be) pour réaliser une commande groupée de ces pièges développés par le CRA-W.

Nid secondaire de frelons asiatiques. Crédit photo apnear40

© apnear40

Détruire les nids secondaires sans empoisonner les écosystèmes
Lorsque la destruction de nids secondaires s’avère nécessaire, notamment pour des raisons de sécurité publique, la stratégie wallonne prévoit encore le recours à des insecticides, principalement la perméthrine. Cette orientation apparaît aujourd’hui problématique au regard des connaissances scientifiques et des choix opérés dans d’autres pays européens.

La France proscrit désormais l’usage de la perméthrine dans son plan national de lutte, en raison de sa rémanence et de ses effets sur la biodiversité16. Comme expliqué ci-dessus, ce biocide est extrêmement dangereux pour d’autres insectes que le frelon asiatique et est particulièrement permanent dans l’environnement. Par ailleurs, l’usage de la perméthrine implique que certains oiseaux, comme le pic vert, peuvent se nourrir sur des nids de frelons traités avec cet insecticide, ce qui suscite de réelles inquiétudes quant aux conséquences pour l’avifaune et d’autres espèces.

D’autres méthodes que l’usage de biocides sont relevées par le plan de gestion français comme l’utilisation de perches télescopiques ou de drones injectant de la vapeur d’eau directement dans les nids. D’autres techniques non chimiques sont également proposées, comme la destruction mécanique par enveloppement ou aspiration, adaptée aux nids situés à moins de 5 mètres de hauteur, tout en respectant les consignes de sécurité et de protection du public.

À la différence de la perméthrine, le plan français préconise aussi l’usage du dioxyde de soufre, un produit à la fois efficace, non rémanent dans l’environnement, réputé sans danger pour la faune auxiliaire et peu coûteux même s’il reste très dangereux pour l’être humain en cas d’inhalation directe.

En Allemagne [17], l’utilisation de la perméthrine pour éliminer les frelons asiatiques est interdite. Le plan de gestion allemand encourage le retrait mécanique des nids secondaires à l’aide de différentes méthodes, dont certaines doivent encore faire leurs preuves. Parmi celles-ci figurent l’utilisation de CO2 afin de réduire l’activité des insectes par refroidissement et anesthésie temporaire, le recours à des aspirateurs spécifiques permettant d’extraire les frelons du nid, ainsi que l’usage de mousse expansive (parfois comparée à de la mousse à raser) pour obstruer l’entrée du nid. Cette dernière technique présente toutefois des limites, car les insectes peuvent parfois recréer une ouverture en perforant l’enveloppe du nid.

La question de la gestion des nids secondaires mérite encore d’être approfondie. Il ne s’agit pas d’affirmer qu’une méthode serait meilleure qu’une autre ni de prétendre que la situation serait plus satisfaisante ailleurs, mais il serait souhaitable que la Région wallonne explore davantage les alternatives mécaniques, afin de limiter le recours à la perméthrine, substance dont la toxicité pour
l’environnement est bien connue.

À l’heure actuelle, pour les citoyens wallons confrontés à un nid secondaire, la procédure reste la suivante:
• si le nid se situe sur le domaine régional et présente un danger, il convient de contacter la Région wallonne à l’adresse: invasives@spw.wallonie.be;
• si le nid est situé sur un terrain privé et qu’il est jugé problématique, il est fortement recommandé de faire appel à un neutralisateur privé, en consultant la carte des opérateurs officiellement formés par le CRA-W.

Il n’existe à ce jour pas de solution idéale. Toute fois, il semble qu’une révision de la stratégie wallonne de lutte contre le frelon asiatique soit en cours. On peut espérer qu’elle permettra de développer et d’encadrer davantage de recherches pour l’élaboration de méthodes mécaniques pour la destruction des nids secondaires, réduisant ainsi le recours aux insecticides chimiques.

Conclusion

La stratégie wallonne de gestion du frelon asiatique repose sur des bases solides et mérite d’être saluée. Elle reconnaît l’impossibilité d’éradiquer l’espèce, cible les interventions là où elles sont réellement utiles et affirme prendre en considération les risques environnementaux liés aux méthodes de lutte, même si le recours à certains insecticides comme la perméthrine demeure à ce stade une composante de la stratégie.

Agir contre le frelon asiatique est nécessaire. Mais le faire sans compromettre les écosystèmes que l’on cherche à protéger l’est encore plus…

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Références :

1- Réglementations 

  • Plan allemand de gestion du frelon asiatique : Asiatische Hornisse, Management- und Maßnahmenblatt zu VO (EU), Nr. 1143/2014.

2- Sources scientifiques

3- Médias