Le bruit généré par les activités humaines n’a cessé d’augmenter ces dernières décennies. Urbanisation, trafic routier et aérien, exploitation des ressources : notre environnement sonore s’intensifie, avec des effets bien documentés sur la santé humaine et le vivant.
Les animaux sauvages réagissent parfois dès 40 dBA, et le bruit perturbe leurs déplacements, leur communication et leurs comportements. Parmi toutes les sources de bruit, les feux d’artifice se distinguent par leur caractère soudain, intense et imprévisible. Pour la faune, et en particulier pour les oiseaux, il ne s’agit pas d’une fête, mais d’une alerte maximale.
Les oiseaux migrateurs et grégaires sont particulièrement vulnérables. Lors des feux d’artifice, des milliers d’individus peuvent décoller simultanément, souvent de nuit, quittant leurs sites de repos dans un envol chaotique. Ces comportements non naturels entraînent un stress physiologique important, une forte dépense énergétique et des risques accrus de collisions, d’abandon de nids et de perturbation des migrations. Chez certaines espèces, la fréquence cardiaque peut presque doubler pendant ces épisodes.