Un Hibou moyen-duc en soins

Fin du mois de mai, nous recevions dans notre Centre de Soins pour la Faune Sauvage de Bruxelles un superbe Hibou moyen-duc.
Retrouvé rue de la Loi à Bruxelles, est-ce que celui-ci tenait à défendre la situation de la faune sauvage auprès de nos autorités ? Il y en a bien besoin… Dans tous les cas, impossible pour lui de décoller du sol, et c’est donc tout naturellement qu’il est arrivé entre les mains de nos soigneuses à Anderlecht.
En état de faiblesse, les premiers jours ont été difficiles car l’animal refusait de s’alimenter. C’est avec beaucoup de précaution et une alimentation adaptée qu’il a fallut le gaver jour après jour et surveiller la prise de poids.
Mais la patience paie, et celui-ci a finalement accepté de se nourrir à nouveau. Finalement, c’est après quelques semaines de soins que l’animal a retrouvé toutes ses capacités.
Hélas, en cette période de nidification, les adultes nourrissent encore les petits et  les conséquences de l’absence d’un des deux parents sont plus que probablement catastrophiques pour la jeune nichée. Impossible évidement de trouver l’origine de l’oiseau et il a été décidé de le relâcher dans le lieu le plus adapté pour cette espèce : la réserve du Vogelzang. En effet, les espaces dégagés pour la chasse ainsi que les espaces boisés pour le repos de ce lieu naturel sont parfait pour une seconde chance ! Après un bagage dans notre Centre par le Musée des Sciences Naturelles de Belgique, le hibou a pris la route pour la liberté. Une dernière explication de notre soigneuse au petit public présent et notre ami a repris son envol vers de nouvelles aventures.
Merci aux conservateurs de ce lieu magique pour leur travail quotidien, et merci de leur présence lors de ce relâché qui ne fut pas sans émotions !

Nous recrutons un(e) stagiaire/bénévole en Administration et Gestion

Dans le cadre de la croissance de la La Ligue, nous recrutons un(e) stagiaire/bénévole en Administration et Gestion
Les missions sont :
– Préparer la présence de la Ligue dans les événements des mois de septembre à novembre
– Préparer et gérer les commandes sur le site e-commerce
– Gérer le stock de produits de la Boutique verte et du site e-commerce
– Rechercher de nouveaux produits et fournisseurs
– Développer et gérer la base de données des contacts mails
– …

Le profil recherché :
– expérience en gestion administrative et/ou avoir des capacités administratives
– précis(e), consciencieux(se), autonome, esprit d’équipe, passionné(e)
– un plus, mais pas obligatoire : connaissance de wordpress
– intérêt pour les oiseaux, la nature, la biodiversité

Vous pouvez démarrer quand vous voulez !
Horaire flexible, intégration sous la responsabilité du secrétariat dans une petite équipe dynamique et motivée, lieu de travail à Bruxelles (Anderlecht – Métro Ligne 5 station Saint-guidon, à deux pas du ring de Bruxelles sortie Anderlecht).

Si vous êtes intéressé(e), envoyez votre candidature (lettre de motivation + CV) à protection.oiseaux@birdprotection.be

Nous recrutons un(e) stagiaire/bénévole en Communication

Dans le cadre de la croissance de la La Ligue, nous recrutons un(e) stagiaire/bénévole en Communication.
Les missions sont :
– mise à jour du site web
– gestion des réseaux sociaux
– gestion des produits sur le site e-commerce
– développement de la communication sur les projets de militance
– réalisation de la newsletter militance et produits
– mise à jour de différents documents

Le profil recherché :
– formation et/ou expérience en communication
– excellentes capacités écrites
– précis(e), consciencieux(se), autonome, esprit d’équipe, passionné(e)
– connaissance des réseaux sociaux, surtout Facebook
– un plus, mais pas obligatoire : connaissance de wordpress
– intérêt pour les oiseaux, la nature, la biodiversité

Vous pouvez démarrer quand vous voulez !
Horaire flexible, intégration dans une petite équipe dynamique et motivée, lieu de travail à Bruxelles (Anderlecht – Métro Ligne 5 station Saint-guidon, à deux pas du ring de Bruxelles sortie Anderlecht).

Si vous êtes intéressé(e), envoyez votre candidature (lettre de motivation + CV) à protection.oiseaux@birdprotection.be

Un héron cendré en détresse…

Fin du mois de mars dernier, la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux recevait des appels de riverains fort inquiets. Un Héron , mascotte depuis plus de 10 ans des jardins de Jette, une des 19 communes de la Région bruxelloise, semble avoir une aiguille plantée dans la patte. Le jour même, la responsable du Centre de Soins pour la Faune Sauvage de Bruxelles se rendait sur place afin d’évaluer l’état de l’animal et tenter une première approche.

En effet, l’échassier présente une aiguille assez conséquente plantée en-dessous du talon droit et celui-ci semble avoir des difficultés à poser sa patte au sol. Une capture est donc mise en place afin de mettre l’oiseau en sécurité et le faire opérer. Hélas, malgré les connaissances de terrain de notre équipe et l’équipement dont elle dispose, l’animal est en pleine forme et capable de voler. Le comportement naturellement méfiant de cette espèce n’aide pas, et l’échassier reste beaucoup plus rapide que l’homme. Ainsi, à la moindre tentative, celui-ci prend son envol pour planer d’un vol magnifique au-dessus de l’étang et se reposer de l’autre côté. Inutile de courir, il ne sera pas possible de l’avoir dans ces conditions. Une deuxième tentative est programmée dans la semaine, qui sera elle aussi infructueuse.

Mais force est de constater qu’il s’agit là d’un acte malveillant, la fléchette ressemblant étrangement à une fléchette de sarbacane. La Ligue en informe donc les autorités afin qu’un dossier soit ouvert.

Entre temps, la Ligue continue de recevoir de plus en plus d’appels de riverains… Les pompiers sont alors sollicités, mais choux blanc de leur côté également.

Il faut dire que les possibilités d’interventions ne sont pas nombreuses : fléchettes anesthésiantes ou nourriture calmantes sont trop risquées pour l’animal, lances-filets ne sont pas envisageables dans cet environnement (trop d’obstacles), etc.

L’équipe de la Ligue contacte différents professionnels, et l’avis reste unanime : tant que l’animal a ses pleines capacités, il ne sera pas capturable. Le bagueur du Musée Royal des Sciences Naturelles, habitué à ce genre d’interventions, est alors sollicité. Choux blanc également, l’animal est trop méfiant et toujours rapide.

Hélas, la conclusion est claire : il n’y a rien d’autre à faire qu’à attendre et observer. Si une infection se déclare, l’état de santé général de l’oiseau se dégradera mais au moins il sera capturable.

L’un des bénévoles du Centre de Soins pour la Faune Sauvage, par chance, est un des riverains de ces étangs. Cela permet alors d’avoir une surveillance quotidienne et un regard professionnel sur ce cas atypique. Un filet lui est confié afin de réagir au plus vite si cela est possible. Plusieurs nouvelles tentatives de captures se succèdent, mais aucune n’est fructueuse.

En parallèle, d’autres riverains s’organisent pour tenter de capturer l’animal, toujours sans succès.

… un héron cendré en bonne santé !

Cela fait maintenant plus de 8 semaines que le cas nous a été signalé, et le héron se porte comme un charme. Toujours aussi vaillant, toujours aussi rapide, il est parfaitement capable de pêcher et a même défendu son territoire avec brio lorsque deux autres hérons ont tenté de le lui voler.

Concernant son état de santé, aucune infection à l’horizon, aucune nécrose. Le corps semble s’être protégé de cet objet étranger. D’après les vétérinaires spécialisés, le muscle s’est ankylosé autour de la fléchette expliquant le gonflement autour de l’aiguille. D’ailleurs, la blessure ne le fait plus souffrir puisqu’il a un appétit d’ogre (un animal sauvage en souffrance se nourrit mal ou plus). Finalement, la nature a réussi à se débrouiller par elle-même !

Après plusieurs discussions entre professionnels, la conclusion de la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux est simple : laissons ce héron tranquille !

En effet, l’acte de capture d’un animal sauvage n’est pas sans risque, tant au niveau cardiaque qu’avec les différents problèmes externes qui peuvent subvenir. De plus, si la capture est faite, à l’instar des soins humains, les anesthésies et opérations chirurgicales ne sont pas sans risques également, et l’oiseau pourrait très bien faire un arrêt cardiaque ou respiratoire. Vu son état général plus que parfait, le risque est trop grand et il est décidé de ne pas insister.

L’équipe du Centre de Soins pour la Faune Sauvage de Bruxelles continue néanmoins de suivre son état quotidiennement, au cas où un changement surviendrait.

Mais dans l’immédiat, il n’y a plus aucune crainte quant à sa survie à long terme et il est préférable de le laisser vivre sa belle vie de héron et de l’observer de loin !

Vous avez des questions, ou des observations ? Vous pouvez contacter durant les heures ouvrables le Centre au 0496/26 13 77.

 

Poissons rouges

Suite au décès de leur propriétaire, cinq poissons sont à l’adoption.

Ils peuvent être adoptés ensemble ou séparément (à condition qu’ils rejoignent un autre membre de son espèce).

Vous pouvez contacter notre soigneuse Nadège Pineau au 02 521 28 50.

Les adoptions se font du lundi au vendredi de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 16h00.

Les adoptions sont gratuites pour les membres. Si vous désirez toutefois faire un don pour notre centre de revalidation, il sera le bienvenu.

Merci d’avance d’offrir un nouveau foyer à nos petits pensionnaires 🙂

Boa constrictor

Un jeune boa constrictor est disponible à l’adoption suite à un abandon.

Attention, ce type d’animaux nécessite des connaissances et des infrastructures particulières.De plus, des démarches administratives sont probablement nécessaire pour la détention de ce type d’espèce, renseignez-vous auprès de votre commune avant toute chose !

Les adoptions sont réservées à nos membres, et des frais d’adoptions supplémentaires sont à prendre en compte.

Intéressé(e) ?

Vous pouvez contacter notre soigneuse Nadège Pineau au 02 521 28 50 afin d’avoir plus de renseignements et obtenir un rendez-vous.

Les adoptions se font du lundi au vendredi de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 16h00.

Merci 🙂

Et n’oubliez pas : En adoptant en refuge, vous sauvez deux vies : celle de votre nouveau protégé, et celle de celui qui pourra être pris en charge à sa place…

 

Partis politiques et conservation de la nature

A la suite du sondage réalisé par la société Listen, en janvier 2019, qui révélait que près de 75% des belges francophones étaient fermement opposés à la chasse, il nous a paru important de connaître la position des principaux partis politiques francophones au niveau de 10 propositions de mesures primordiales relatives à la conservation de la Nature.

La dégradation de la biodiversité nécessite une réaction urgente. Les décisions prises jusqu’à présent pour enrayer ces pertes, s’avèrent en effet nettement insuffisantes. Si 13 % du territoire ont bien été placés en Natura 2000 pour la sauvegarde d’habitats, les 3/4 de ces 13 % sont constitués d’espaces forestiers où la nature est la moins atteinte. Par contre, dans les cultures agricoles où la situation est la plus désastreuse, très peu d’obligations sont prévues en faveur de la nature.

Nous avons interrogé chacun des partis politiques et leur avons attribué un score global selon leur degré d’adhérence aux 10 mesures (en accord +1 point ; en désaccord +0 point) en lien avec la conservation de la Nature. Au plus le score est élevé, au plus le parti politique adhère donc avec ces propositions.

ECOLO et Défi occupent la première place avec le maximum de points (10/10).Viennent ensuite le PTB (8/10) talonné de près par le PS (7/10). Opposé à la moitié des propositions, le MR se retrouve en avant dernière place (5/10). Avec un score de 1/10, le cdH obtient la note la plus faible.

En ce qui concerne la restauration des habitats en zone agricole, tous les partis souhaitent que les mesures agro-environnementales (haies, jachères,…) atteignent 10% des zones cultivées. Le cdH, MR et PTB ne souhaitent cependant pas que les agriculteurs y soient obligés, même pour 5%.

Notons que l’ensemble des partis soutient le développement d’une agriculture écologique et le maintien d’une flore et d’une faune naturelles et diversifiées dans nos campagnes. Ils se disent prêts à augmenter l’aide à ce secteur.

Le Pôle ruralité est l’organe chargé d’émettre des avis préalables à l’adoption de réglementations touchant à la nature. Dans ce Pôle, la section Nature a été mise en minorité par rapport aux autres sections: Chasse, Pêche, Agriculture et Sylviculture. Tous les partis, à l’exception du cdH, se disent favorables à son rééquilibrage afin de mettre en concordance le nombre d’associations de conservation de la Nature avec celles des autres secteurs. A l’heure actuelle, la section « conservation de la Nature » du pôle ruralité ne peut exercer ses compétences pour les espèces dites « gibier ». Tous les partis sont d’accord pour qu’elle englobe également cette dernière, à l’exception du cdH qui n’est d’accord « que pour des questions cynégétiques importantes » intéressant toutes les sections.

L’usage de la grenaille de plomb n’est interdit que dans les zones humides. Or, le plomb provoque le saturnisme, tant chez les animaux que chez les hommes qui consomment le gibier tiré au plomb. Les partis, sauf le MR et le cdH, souhaitent l’interdiction de tout projectile de chasse contenant du plomb.

Les études scientifiques sont formelles, la réintroduction d’espèces en déclin doit se faire au moyen d’individus prélevés ailleurs dans la nature et non provenant d’élevages. Le MR et le cdH veulent néanmoins maintenir le lâcher de gibier d’élevage alors que les autres partis y sont catégoriquement opposés.

La proposition “Pour que l’ouverture de la chasse soit désormais limitée à la catégorie “grand gibier” et que ces animaux soient prélevés avec le moins de souffrance possible” a récolté un moins franc succès auprès des différents partis : seuls Ecolo et Défi marquent leur accord !

Pour la question de savoir s’il faut limiter le prélèvement de la petite faune au seul but scientifique, le PTB rejoint Ecolo et Défi qui y sont favorables.

Dans les zones agricoles et surtout forestières, les dommages causés par la surpopulation de grands gibiers sont importantes. Or, il est établi que la mise en place d’un système de chasse par licences permet au D.N.F., sans être en opposition aux chasseurs, de rétablir un bon équilibre au sein des forêts. Ecolo, Défi et le PTB souhaitent que cette pratique se généralise.

A l’heure de la prise de conscience grandissante, par la population, de l’importance des questions environnementales, nous avons estimé utile, à l’approche des élections, d’informer la population de la position des principaux partis politiques francophones concernant la conservation de la Nature et l’évolution de la protection des espèces, notamment par rapport à la chasse.
Le piètre score du MR (5/10) et surtout du cdH (1/10), en réponse à nos propositions, est dû à ce que ces deux partis sont très inféodés au monde de la chasse. Tout particuliérement le cdH qui, en plus de son opposition à la plupart des propositions pour améliorer la conservation de la Nature, se montre également indifférent envers les souffrances infligées aux animaux. Ce parti admet tous les modes de chasse, même les plus cruels : « Tous les modes de chasse ont une place en Wallonie ».

Document en annexe :  Résultats complets

Lettre à Maxime Prévot, Président du cdH, restée sans réponse…

Un collectif d’associations (LRBPO, IEW, Ardenne & Gaume, CNB, Natagora et les Naturalistes de la Haute-Lesse) a adressé le 28 février 2019 la lettre ci-dessous à Monsieur Maxime Prévot, Président du cdH.
Celle-ci concernait les dérives de la gestion du grand gibier qui durent depuis des années.
Cette lettre est restée sans réponse…

Jeudi 28 février 2019

Monsieur le Président,

Dans la présentation de votre projet politique pour accéder à la présidence du CdH vous notez, à juste titre, que « les citoyens aspirent à un retour de l’action politique vers les fondamentaux : …. La nature»

Nous soutenons sans réserve votre objectif de revenir aux fondements de notre planète. C’est pourquoi, nous voudrions attirer votre attention sur les dérives de la gestion du grand gibier qui durent depuis de nombreuses années, qui met à mal l’humanisme prôné par votre parti (en ce qu’elles génèrent des tensions sans cesse croissante entre les usagers des milieux ruraux) mais aussi la nature, le fonctionnement des écosystèmes et les revenus économiques de ceux qui en dépendent.

La biodiversité wallonne est en régression continue. 31 % des espèces animales et végétalesétudiées sont menacées de disparition à l’échelle de la Wallonie et près de 9 % ont déjà disparu du territoire régional. Les causes sont bien connues : pratiques agricoles encore trop intensives, fragmentation des milieux naturels suite à l’extension des milieux urbanisés, dérèglement climatique … Toutes ces causes sont liées au développement de notre société tournée vers le seul mieux-être matériel qui a suffisamment démontré qu’il n’était nullement durable. C’est ce que la jeunesse revendique inlassablement dans les villes européennes :  inverser urgemment la dégradation de notre petiteplanète. Avec chacun sa part de responsabilité. Et ils ont bien saisi à quel point celle du politique est majeure en tant que « gouverneur de la cité » Parmi ces pressions, il en est une bien plus inacceptable encore que les autres car sa légitimité sociétale peut être fondamentalement remise en cause : la gestion désastreuse des populations de grands gibiers et la chasse pratiquée dans certains territoires wallons.

Pour permettre à quelques-uns d’assouvir leur loisir, leur plaisir de tuer, pour leur simple prestige mais aussi et surtout pour équilibrer leur budget de location des territoires publics, on maintient, on développe et on entretient une population de grand gibier en surnombre et donc en total déséquilibre avec le milieu naturel. Les conséquences sont catastrophiques pour la faune et la flore dont la diversité continue à s’appauvrir suite à la disparition de nombreuses espèces vivant au sol et à une diversification réduite de nos forêts. Cela conduit à une faible résilience de nos forêts, notamment face aux changements climatiques, comme en témoignent les dépérissements des principales essences (scolyte de l’épicéa, dépérissement des hêtres et chênes, maladie desfrênes….). Mais également à une incapacité pour ses gestionnaires d’en assurer la diversité d’essences, pourtant gage d’une résistance accrue aux aléas climatiques déjà en cours.

A cause de la surdensité des ongulés sauvages, il est devenu impossible aujourd’hui, sur des dizaines de milliers d’ha, de régénérer les écosystèmes forestiers avec d’autres essences que le hêtre et l’épicéa (parce que moins appréciées par le gibier), essences particulièrement fragiles et dont la disparition est annoncée dans les prochaines décennies car elles ne résistent pas aux changements climatiques et au stress hydrique prévu et déjà sensible depuis plusieurs étés consécutifs. Même ces essences doivent être protégées contre la dent du gibier. En trente ans, le nombre de cerfs a triplé, celui des sangliers a quintuplé. Les chasseurs ont ainsi démontré leur incapacité à réguler les populations.

Qui plus est, ils défendent le nourrissage du sanglier, soi-disant dissuasif afin d’éviter les dégâts aux cultures mais qui est en fait destiné à maintenir des populations en surnombre en supprimant le caractère régulateur que pourraient avoir  les conditions climatiques hivernales. Les périodes de chasse au sanglier ont été allongées de plus de deux mois, limitant encore d’autant l’accès du public aux espaces naturels. La gestion du grand gibier par une partie influente des chasseurs est dans une spirale totalement infernale.

La forêt, et a fortiori les forêts publiques, ne peuvent plus continuer à être dominée par une seule activité totalement exclusive qui met en plus en péril non seulement la résilience même de l’écosystème forestier. C’est bien de la survie même de l’état de forêt que le XXI° siècle va devoir se préoccuper. Outre cet avenir des écosystèmes forestiers, ce sont aussi toutes les autres activités socio-économiques associées (revenus des propriétaires publics et privés, production de bois, tourisme, biodiversité, …) qui aujourd’hui sont impactées.

L’explosion des droits de location de chasse – voulues et assurées par les chasseurs – est une vraie bulle financière dont les communes forestières wallonnes sont devenues dangereusement dépendantes. Sous pression, elles remettent en cause les contraintes proposées (nourrissage, plans de tir, clôtures, nombre de jours de chasse les week-ends, fréquentation du public, rapports au monde agricole local…) par l’administration alors que ces contraintes ont pour but de maintenir un équilibre entre tous les usages de la forêt y compris le tourisme, dont la contribution au PIB wallon est au moins 10 x plus importante que l’agriculture, la sylviculture et la chasse réunies. Le fait de payer, même cher, ne donne pas tous les droits.

Ces dérives ont déjà été dénoncées depuis des décennies par de nombreux scientifiques, environnementalistes, naturalistes, agriculteurs et même des chasseurs. Sans parler de l’administration même du Ministre en charge de la nature et des forêts. Tous ont mis en garde les responsables politiques de la bombe que constituaient ces concentrations d’animaux autour des points de nourrissage si une maladie venait à toucher ces espèces en surdensité.

L’arrivée de la peste porcine africaine en Gaume, son extension rapide et sa très récente arrivée en Ardenne démontre que les populations doivent absolument être décimées (au sens étymologique du terme) et que les sites de nourrissage doivent immédiatement disparaître. Mais rien n’y fait ! Le ministre René Collin maintient cette pratique de densités explosives, dans les territoires encore indemnes de ce virus, comme l’Ardenne, jusqu’à ce dernier week-end.

Dans la zone de vigilance au Nord de la zone tampon, la destruction complète du sanglier aurait dû être ordonnée dès l’apparition de la maladie pour protéger toute l’Ardenne et le reste de la Région wallonne.

Aucun élément scientifique ne démontre que maintenir les sites de nourrissage limite effectivement la dispersion des sangliers, car ils peuvent passer d’une zone de nourrissage à une autre. Et que, au contraire, ces sites de nourrissage concentrant les sangliers pourraient faciliter la dispersion des virus par des porteurs sains. Au contraire de ce qui est expliqué par les chasseurs, la prévalence de la maladie n’est pas de 100%.

Il est aussi assez évident que les clôtures installées actuellement en Gaume sont et seront inefficaces car elles ne sont pas hermétiques (ponts, contournement de villages, trous créés par la chute d’arbres, par les sangliers eux-mêmes, …) et qu’elles n’empêchent pas tous les autres animaux forestiers (renards, ratons laveurs, oiseaux, …) qui peuvent rencontrer un cadavre de disperser le virus.

Les clôtures ont pour objectif de freiner le processus d’avancée irrémédiable de l’épidémie et de se donner le temps de créer le vide de sangliers en périphérie. Et cela n’a pas été fait !

Les conséquences économiques de l’extension de la PPA sont dramatiques tant pour les autres activités forestières comme l’exploitation du bois, mais aussi le tourisme et surtout pour l’image de l’Ardenne. Sans parler des revenus des propriétaires publics et privés, des opérateurs de l’Horeca et des gites et demain des agriculteurs. Ce sont déjà plusieurs millions d’euros qui ont été dépensés sans aucune garantie de succès et une partie significative de la nouvelle économie wallonne dépend des espaces naturels et de leur accessibilité. Si la maladie s’étend vers le nord comme elle est en train le faire (la forêt de Mellier est aujourd’hui touchée), elle passera dans un massif forestier pratiquement continu sur toute l’Ardenne. Elle sera alors définitivement inarrêtable. Le GW vient de voter 4 Millions d’€ en faveur de la filière bois pour la seule zone fermée de Gaume. Quel sera le prix réclamé par cette même filière quand l’Ardenne entière sera inaccessible ?

Il est impossible dans ces conditions de continuer à bricoler avec des clôtures et des interdictions de l’accès des forêts aux exploitants et au public. Il est tout à fait possible que la Foire de Libramont et notamment ses activités forestières soient perturbées parce qu’on n’a pas voulu mettre en œuvre les mesures urgentes nécessaires lorsqu’il était encore temps. Et à cette Foire, tous les acteurs impactés seront réunis. C’est dans 5 mois. Une éternité pour la Peste porcine.

Le seul moyen de limiter la dispersion est une diminution radicale voire totale des densités en dehors des zones contaminées, dans une très large bande tampon, là où en fait elles sont bien plus importantes qu’en Gaume. Si le nourrissage doit persister, c’est pour qu’il devienne temporairement un simple appâtage et qu’il permette de concentrer les individus pour faciliter leur totale élimination dans le meilleur respect possible du bien-être animal.

Il est urgent, Monsieur le Président, que le CDH, qui assure la gestion de ce portefeuille de façon quasiment ininterrompue depuis la régionalisation de cette matière, prenne ses distances avec ceux qui amplifient la catastrophe. Qu’il mette réellement en œuvre les moyens de faire chuter drastiquement les populations en place. Et qu’il défende enfin des mesures radicales dans l’intérêt de tous les citoyens :

  • diminution drastique des densités en Wallonie (80%) avec mise en œuvre de plans d’élimination, par des équipes spécialisées indépendantes, en support d’un effort chiffré et monitoré imposé aux chasseurs,
  • identification claire des responsabilités des uns et des autres, de manière à éviter de dédommager ceux qui ont été (importation de sangliers) et sont encore (maintien des surdensités dans les zones concernées et dans un large périmètre tampon) responsables du contexte difficile de gestion de la catastrophe actuelle,
  • suppression du nourrissage dissuasif, des cultures de maïs en forêt et en bordure de forêts, des clôtures, … et de tous les artifices qui maintiennent les effectifs élevés en empêchant le peu de sélection naturelle d’assurer encore son œuvre,
  • développement d’un programme scientifique d’envergure pour mettre en place un monitoring des densités de grand gibier et des activités cynégétiques, financé par le secteur de la chasse et sous le contrôle d’un Comité scientifique indépendant,
  • généralisation de la gestion en régie, afin d’assurer une gestion correcte des populations par une large diversité de chasseurs, et sans accaparement de la forêt publique toute la durée d’un bail classique de 9 ou 12 ans,
  • contribution des chasseurs qui n’appliquent pas les actions de régulation indispensables et contraignantes à la gestion financière de la crise de la PPA,
  • restauration de l’indépendance totale de l’Unité Anti-Braconnage, comme service de contrôle externe des infractions liées au code forestier, à la chasse, la pêche et la conservation de la nature,
  • lancement d’un débat régional pour enfin moderniser la loi sur la chasse dont la philosophie de base date de 1882 (Léopold II) et pour prendre en compte les nouvelles attentes sociétales sur la privatisation de fait de l’espace public, l’accès à la nature, le bien-être animal, …

Au nom de l’humanisme et du respect du patrimoine naturel, nous vous demandons, Monsieur le Président, de tout mettre en œuvre pour que cessent les dérives actuelles et que des mesures urgentes de contrôle des densités soient mises en œuvre.

Les associations signataires de la présente lettre souhaiteraient pouvoir être tenues informées des suites que vous y réserverez. Nous restons bien entendu à votre disposition si vous souhaitez organiser une réunion afin de discuter plus avant de ce dossier. Nous ne manquerons pas également de tenir informé notre public sur ce courrier.

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de notre haute considération.

Jean-François Buslain, Directeur LRBPO

Céline Tellier, Secrétaire Générale adjointe IEW

Marc Dufrêne, Président Ardenne & Gaume

Philippe Funcken, Directeur Natagora

Philippe Corbeel, Représentant NHL

Léon Woué, Président CNB

Conservation de la nature : réponses des principaux partis politiques à notre questionnaire

En suite du sondage de la population, qui révèle que quelque 75 % de celle-ci est fermement opposée à la chasse, il nous est apparu important de connaître dans quelles mesures la conservation de la Nature serait prise en considération par les partis politiques : cdH, DéFI, ECOLO, MR, PS et PTB.

Les pertes continues dans la biodiversité des espèces nécessitent des remises en question urgentes. Les mesures prises, jusqu’à présent, s’avèrent nettement insuffisantes pour remédier à cette situation. Si 13 % du territoire ont bien été placés en Natura 2000 pour la sauvegarde d’habitats, les 3/4 de ces 13 % sont constitués d’espaces forestiers où la nature est la moins atteinte. Par contre, dans les cultures agricoles, où la situation est la plus désastreuse, très peu d’obligations sont prévues  en faveur de la Nature. Cette politique néfaste résulte de ce que la ruralité (Nature, chasse, pêche, agriculture et sylviculture) est, depuis des décennies, régie par le parti cdH.

1 – Proposition de rétablir des habitats.

La sauvegarde des Alouettes, des Bruants, des Traquets, des Cailles et Perdrix, etc… nécessite des mesures agro-environnementales plus importantes que celles subsidiées actuellement. Les mesures agro-environnementales (haies, tournières, jachères,…) devraient atteindre  10 % des surfaces cultivées, dont au moins 5 % seraient contraignantes.

Accord : DéFI, ECOLO, PS.

Opposition à des contraintes : cdH, MR, PTB.

2 – Proposition de développer une agriculture écologique.

Parce que l’usage de produits chimiques, surtout les herbicides et pesticides, menacent gravement la biodiversité, notamment nombre d’espèces indispensables (abeilles, papillons,…), il convient d’apporter une aide importante pour le développement d’une agriculture écologique, durable et favorable au maintien d’une flore et d’une faune naturelles et diversifiées dans la campagne.

Accord :tous les partis.

3 – Proposition de ne plus prélever dans la petite faune.

Selon un récent sondage de la société LISTEN, 91 % de la population, dont 95 % des personnes de 55 ans et plus, seraient très favorables à une interdiction de la chasse à des espèces rares ou en voie de raréfaction. La petite faune, notamment celle des milieux agricoles, ne devrait plus faire l’objet de prélèvements autres que dans un but scientifique.

Accord : DéFI, ECOLO, PTB et MR (sous réserve d’absence de dommages importants).

Opposition : cdH et PS.

4 – Proposition de rééquilibrer le Pôle-ruralité.

Lors de l’établissement du Pôle-ruralité, une disproportion flagrante a été établie. La section chasse comporte 16 membres d’associations de chasseurs, tandis que celle pour la conservation de la Nature est réduite à 4 membres des associations de naturalistes. Pourtant,selon le sondage de la société LISTEN, les naturalistes apparaissent quatre fois plus nombreux que les chasseurs. Pour une répartition équilibrée des associations de la conservation de la Nature en concordance à celle des autres sections du Pôle de la ruralité.

Accord : DéFI, ECOLO, MR, PS et PTB.

Opposition : cdH.

5 – Proposition de tenir compte de toutes les espèces.

Dans le Pôle-ruralité, la Section de conservation de la Nature n’est pas consultée lorsqu’il est question d’espèces classées « gibier », bien que ces animaux fassent partie de la Nature et que les pratiques des chasseurs (repeuplements en animaux d’élevage ou sélection pour favoriser une surdensité) aient une influence dommageable sur l’ensemble de la faune et de la flore. Pour que la Section de conservation de la Nature soit consultée pour toute question ou projet de réglementation concernant toutes les espèces, même celles classées gibier.

Accord : DéFI, ECOLO, MR, PS et PTB.

Opposition : cdH.

6 – Proposition d’interdire totalement l’usage de plomb.

L’usage de cartouches qui, par tonnes, dispersent des grenailles de plomb, constitue une pollution des sols, est cause de saturnisme chez les oiseaux qui absorbent ces grenailles et chez les rapaces ou autres prédateurs qui se nourrissent de ces oiseaux intoxiqués. Cet usage constitue aussi une atteinte à la santé des personnes qui mangent ces gibiers, dont la chair est rendue toxique par la présence de nanoparticules de plomb. Pour interdire l’usage de tout projectile de chasse contenant du plomb.

Accord : DéFI, ECOLO, PS et PTB. 

                MR (oui si accord des chasseurs).

Opposition : cdH.

7 – Proposition contre les maltraitances ignobles.

La maltraitance des animaux doit être sévèrement réprimée. 78 % des personnes (84 % des 55 ans et plus) considèrent l’animal, qu’il soit domestiqué ou à l’état sauvage, comme un être sensible. Pour que, en matière de chasse, ne soient appliqués que les procédés de capture et de mise à mort qui engendrent le moins de souffrances.

Accord : DéFI, ECOLO, MR, PS et PTB.

Opposition : cdH (refuse de supprimer des modes de chasse, quelqu’en soit la cruauté).

8 – Proposition de ne plus repeupler en sujets d’élevage.

Nombre d’études ont démontré que les animaux d’élevage  ne sont pas ou sont trop peu aptes pour des repeuplements dans la Nature, qu’ils sont souvent porteurs de germes pathogènes pour les individus sauvages et que ceux qui survivent peuvent induire des modifications génétiques indésirables. Des repeuplements ne doivent se faire qu’au moyen d’individus prélevés ailleurs dans la nature (exemple pour le Tétras lyre dans les Hautes-Fagnes).

Accord : DéFI, ECOLO, PS et PTB.

Opposition : cdH et MR.

9 – Proposition pour une chasse éthique.

De plus en plus, les zones agricoles et surtout forestières subissent d’importants dommages, non seulement économiques, mais aussi environnementaux, en raison de surpopulations de grands gibiers. Depuis plus de vingt ans, par le système de la licence, la commune de Bütgenbach a retrouvé un bon équilibre en ses forêts où il n’est plus nécessaire de protéger les plantations par des clôtures coûteuses. La chasse y est pratiquée de la manière la plus éthique et économique, par affût sur mirador. Pour que cette pratique devienne commune dans les territoires des autres administrations.

Accord : DéFI, ECOLO et PTB.

Opposition : cdH, MR et PS (s’opposent à porter atteinte à l’autonomie des communes). 

10- Proposition pour que la chasse soit limitée au grand gibier.

Considérant que tuer, sans nécessité, des animaux ne peut s’accorder avec le Bien-être Animal, surtout lorsque, pour les oiseaux et autres petits animaux, cette mise à mort est effectuée au moyen de cartouches produisant des gerbes de petites grenailles, trop souvent responsables de blessures non immédiatement létales (patte brisée, aile abîmée, ou plombs dans des endroits non vitaux), qui condamnent les victimes à d’atroces souffranceset les handicapent pour survivre dans la nature. Pour que l’ouverture de la chasse soit désormais limitée à la catégorie « grand gibier » et que ces animaux soient prélevés avec le moins de souffrance possible.

Accord : DéFI et ECOLO.

Opposition : cdH, MR et PS.

                     PTB (opposition partielle).

 

De ces propositions pour la conservation de la Nature, nous attribuons :

                                     10/10 à DéFI et ECOLO

                                        8/10 au PTB

                                         7/10 au PS

                                         5/10 au MR

                                          1/10 au cdH

 

Le piètre score du MR et surtout du cdH est dû à ce que ces deux partis sont trop inféodés au monde de la chasse, particulièrement le cdH qui s’oppose à ce que les naturalistes aient, au Pôle-ruralité, une représentation au moins égale à celle des chasseurs. Le cdH, en plus de son opposition à la plupart des propositions pour améliorer la conservation de la Nature, se montre surtout indifférent envers les souffrances infligées aux animaux en admettant tous les modes de chasse, même les plus cruels : « Tous les modes de chasse ont une place en Wallonie ».

Dérives de la chasse en Wallonie : la Ligue fer de lance d’une coalition inédite qui lance un appel aux citoyens

Confronté aux dérives de la chasse, à l’inaction du politique et aux positions défendues par les représentants des chasseurs, un collectif de plus de 40 associations d’horizon varié lance aujourd’hui un appel aux citoyens. Sous le titre stopderiveschasse.be, il réclame une révision de la politique de la chasse, pour plus de biodiversité, d’éthique et d’attention aux multiples usages de nos forêts. Il invite les citoyens à signer une pétition.

Menée par 6 associations fondatrices (Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux, Inter Environnement Wallonie, Natagora, Cercles des Naturalistes de Belgique, Ardenne & Gaume, Les Naturalistes de la Haute Lesse), un collectif inédit d’associations environnementales (WWF, …), de protection des animaux (GAIA, Veeweyde, Animaux en péril, …) et d’utilisateurs de la forêt (Les Scouts, GRACQ, Jeunes et nature, …) lancent aujourd’hui une campagne de mobilisation en vue des prochains accords de gouvernement.  Objectif : mobiliser les citoyens pour appuyer une révision de la politique de la chasse en Wallonie. Des dérives, provoquées par des chasseurs minoritaires mais puissants, affectent en effet gravement la gestion des forêts et des espaces ruraux.

Depuis des années, ces dérives menacent la biodiversité, jusqu’au cœur des espaces protégés. A l’heure où l’IBPES (l’équivalent du GIEC pour la biodiversité) alarme sur l’extinction des espèces au niveau mondial, la Wallonie n’est pas en reste. Aujourd’hui, dans notre région, un tiers des espèces animales et végétales sont menacées d’extinction et 9% ont déjà disparu. Les densités de sangliers ou de cervidés, entretenues artificiellement pour la chasse, empêchent aujourd’hui 40% de la forêt de se régénérer. Aux pieds des arbres, batraciens et reptiles, déjà menacés, sont fragilisés par l’impact et la prédation des surdensités de gibier entretenues par les chasseurs.

Pour les associations mobilisées, la gestion de la faune sauvage doit se faire dans le respect de règles éthiques et du bien-être animal. Pour minimiser la souffrance animale, des pratiques comme la battue à cor et à cri, la chasse au moyen de pièges, ou encore le lâcher de gibier d’élevage (colverts, perdrix…) notamment, devraient être interdites. 75% de la population estiment que de telles dérives au seul bénéfice d’une activité de loisir sont inacceptables.

Aujourd’hui, près de 70% des promeneurs se sentent en insécurité lorsqu’ils se baladent en forêt en période de chasse. En revendiquant le monopole de la gestion de la faune sauvage, le monde de la chasse exerce un emprise importante sur les territoires ruraux. Ce qui peut se traduire par des interdictions ou des restrictions d’accès pour les autres usagers, alors même que la forêt est et doit rester un patrimoine commun, et exige une gestion partagée.

C’est pour faire face à ces dérives du monde de la chasse que le panel d’associations mobilise les citoyens autour de 14 propositions pour préserver la biodiversité, l’éthique et le bien-être animal, et mettre en place une gestion partagée de ce patrimoine commun que sont nos forêts et leurs habitants.

Elles invitent les citoyens à signer une pétition sur le site http://www.stopderiveschasse.be

L’objectif est donc d’interpeller le monde politique, à l’approche des élections, et de faire en sorte que le prochain gouvernement inscrive dans sa Déclaration de Politique Générale (DPR) une révision en profondeur de la loi sur la chasse.

L’appel est accessible sur le site www.stopderiveschasse.be.