La LRBPO engage un(e) Secrétaire administratif/tive et de gestion à temps plein

La Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO) œuvre depuis 1922 pour l’étude et la protection de la faune sauvage. La Ligue est une association militante qui possède des réserves naturelles, réalise des activités de sensibilisation, gère un centre de revalidation et milite pour une amélioration de la législation de conservation de la nature, de l’aménagement du territoire et du bien-être animal.

Pour coordonner le secrétariat, gérér les demandes entrantes (téléphone, mail, réseaux sociaux), participer au développement commercial (magasin physique, site e-commerce), … nous recrutons un ou une secrétaire coordinateur/trice à durée indéterminée (CDI) à temps plein.

Principales fonctions

En concertation avec le Directeur et l’équipe en place, vous aurez pour principales missions :

  • Réception et gestion des demandes entrantes par téléphone, courrier, mail ou via les réseaux sociaux (Facebook) 
  • Coordination administrative et gestion des contacts avec les membres et avec les autres associations belges et étrangères
  • Participation au développement commercial de la Ligue (aide à la gestion du magasin physique, aux contacts avec les fournisseurs, pour les commandes de produits, participation à la gestion et au développement du site e-commerce)
  • Aide à la gestion de la présence externe de la Ligue dans des foires et salons
  • Aide à la gestion administrative et à l’accueil du Centre de Soins de la Faune Sauvage de Bruxelles
  • Aide à la gestion du Centre éducatif Jalna (Marche) de la Ligue
  • Participation au développement de la communication de la Ligue
  • Aide à la gestion administrative du siège de la Ligue, à Anderlecht (Bruxelles)

Profil

  • Vous êtes à l’écoute, proactif(ve), efficace, autonome et rigoureux, vous êtes capable de travailler seul et en équipe. 
  • Vous êtes titulaire d’un diplôme en secrétariat (ou en relations publiques) ou vous possédez une expérience de plusieurs années dans ce domaine
  • Vous avez une très bonne maîtrise des outils administratifs et de communication sur internet et mobile (dont les réseaux sociaux). Vous êtes à l’aise aussi bien sur la communication print que web.
  • Vous avez une orthographe irréprochable et de bonnes capacités rédactionnelles.
  • Vous avez des affinités fortes pour la protection de la nature et le secteur associatif. Un plus : vous êtes passionnés par les oiseaux et leur protection.
  • La connaissance du néerlandais et de l’anglais sont des atouts, sans être obligatoire.
  • Vous êtes disponibles immédiatement.
  • Vous entrez dans les conditions ACS

Offre

  • Vous faites partie d’une association engagée et orientée vers le futur, en transformation et croissance.
  • Vous profitez d’une certaine flexibilité d’horaire et de récupérations souples. 
  • Vous bénéficiez d’un contrat à temps plein.
  • Vous travaillez au sein d’une équipe jeune et passionnée.

Vous êtes intéressé(e) ?

Envoyez votre candidature comprenant votre CV et une lettre de motivation en format PDF, par e-mail au Directeur : jf.buslain@birdprotection.be pour le 21 octobre 2018 au plus tard. Les interviews auront lieu en journée au siège social de la Ligue : Rue de Veeweyde, 43 – 1070 Anderlecht.

Un aigle à Bruxelles !

Encore une marque de l’égoïsme de certains. Jusqu’où peut aller le désir de possession de l’homme, au détriment du bien-être d’un autre être vivant ?

 En se déplaçant dans son véhicule, un agent communal de la commune de Koekelberg (Bruxelles) s’étonne de voir en pleine rue un rapace au sol, semblant en difficulté. Celui-ci a donc l’excellent réflexe de le récupérer et de le faire transférer dans notre Centre de Soins de la Faune Sauvage de Bruxelles…

Inconnu au bataillon des espèces indigènes bruxelloises, il a fallu mener une petite enquête pour découvrir qu’il s’agit là d’un Aigle botté, oiseau particulièrement rare chez nous !

Le pauvre semble avoir les pattes déformées, et arbore à l’une d’elle un reste de manille… Se serait-il détaché pour réussir à s’enfuir ?

Après auscultation, il semble que l’animal présente une atrophie musculaire. Celui-ci ne se tenant pas debout mais sur ses “genoux”, il y a fort à parier que ses conditions de détention étaient catastrophiques… Avait-il au moins un perchoir ?

 

Une radiographie va bientôt être programmée pour déterminer s’il n’y a pas de problèmes internes.

Le rapace reprend petit à petit du poil de la bête. Même s’il a fallu le gaver les premiers jours, il se nourrit maintenant seul et commence à se tenir et à se percher correctement…

 

L’Aigle botté étant rarissime dans nos contrées, il y a fort à parier qu’il s’agit d’un oiseau importé illégalement… L’Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement a été informé de la situation… Affaire à suivre donc !

 

Campagne de communication sur le thème de l’urgence pour nos oiseaux !

Une fois n’est pas coutume, grâce à l’appui de certains médias, la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO) lance une campagne de communication sur le thème de l’urgence pour nos oiseaux !

En partant d’un constat catastrophique, à savoir la diminution de 60% d’oiseaux dans les milieux agricoles en 28 ans*, la Ligue a développé plusieurs visuels pour le print et le web.

Une série d’annonces paraîtront ainsi d’abord dans les médias IPM (La Libre et LaDH) grâce à la collaboration d’IPM, sans qui nous n’aurions pas pu attirer l’attention des lecteurs et surfeurs sur l’urgence d’agir pour arrêter, si pas stopper la chute vertigineuse des oiseaux ces dernières années, particulièrement dans les plaines agricoles. Merci à La Libre et La DH pour leur soutien.

La campagne est également soutenue via les réseaux sociaux et d’autres médias à venir.

 


Les objectifs de la campagne sont non seulement le développement de la notoriété de la Ligue, déjà fort connue, mais également le recrutement de nouveaux membres, donateurs et sympathisants. Ce n’est que grâce à eux qu’elle peut développer ses nombreuses actions de militance, éducatives, …

La Ligue, 96 ans au service de la biodiversité

La Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux œuvre depuis 1922 pour l’étude et la protection de la faune sauvage. Parmi ses nombreuses activités, elle s’est fixée quatre objectifs pour ces prochaines années :
1. Aider la faune sauvage en danger : la LRBPO supporte une série de centres de soins et gère le seul centre de la région Bruxelloise accueillant plus de 2 500 animaux par an.
2. Militer pour améliorer la législation de protection de la biodiversité. Sur le terrain, la LRBPO est très active en ce qui concerne la répression des actes illégaux en matière de chasse et de protection de la nature.
3. Sensibiliser à la beauté de notre environnement et à sa protection. La LRBPO organise des classes vertes dans son centre nature de Jalna et de nombreuses animations scolaires. Elle édite la revue trimestrielle « L’Homme & l’Oiseau » ainsi que des documents pédagogiques visant un très large public.
4. Préserver la nature, notre environnement est en danger, il doit être protégé. La LRBPO possède une vingtaine de réserves naturelles où une biodiversité exceptionnelle peut y être rencontrée

À l’intention des journalistes

• Contact presse: Jean-François Buslain, Directeur • jf.buslain@birdprotection.be
+32 (0) 479 65 81 39 • Rue de Veeweyde, 43 – B-1070 Bruxelles
http://www.protectiondesoiseaux.be• Facebook : Protection des Oiseaux

• Télécharger les annonces : https://protectiondesoiseaux.be/wp-content/uploads/2018/09/12-horizontale-copie.pdf

• Logo lrbpo à télécharger : http://protectiondesoiseaux.be/wp-content/uploads/2018/04/LOGO-LRBPO.jpg
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* Etude sur l’évolution des populations d’oiseaux nicheurs en Wallonie – 28 ans de surveillance de l’avifaune commune – Programme SOCWAL – AVES

Peste porcine africaine : quand les responsables se font passer pour les victimes !

Communiqué de presse collectif – auteur principal IEW

L’arrivée de la Peste porcine africaine en Wallonie était annoncée de longue date par les scientifiques et les naturalistes. Le triplement des densités induit par les pratiques de chasse et du nourrissage artificiel y rendent en effet la situation particulièrement explosive. Cet état de fait résulte de la délégation de la gestion des populations de sangliers aux seuls chasseurs. Leur responsabilité dans le risque de diffusion de l’épidémie est totale. Ils doivent l’assumer pleinement. Les associations environnementales dénoncent l’arrogance des chasseurs et appellent à la mise en place urgente de mesures préventives sur toute la Wallonie afin de réduire très fortement les densités et les risques d’extension de la peste porcine. Et au-delà, une révision en profondeur de la politique de la chasse en concertation avec l’ensemble des acteurs du monde rural.

Après une longue période indemne de sa présence en Europe, le virus de la Peste porcine africaine a été signalé en Lituanie en 2014 et s’est répandu dans les États baltes. L’été 2017, il était en République tchèque puis, en novembre de la même année, près de Varsovie en Pologne. L’Allemagne et le Danemark, deux grands producteurs de porcs étaient particulièrement inquiets. Sa présence est aujourd’hui avérée en Wallonie. Les risques pour l’élevage porcin belge sont colossaux. Il n’existe à ce jour ni traitement ni vaccin.

De nombreuses publications scientifiques et autres rapports sur l’état de la faune sauvage wallonne ont clairement établi depuis 2008 les éléments suivants :
- le nourrissage artificiel du gibier par les chasseurs contribue à l’explosion des densités de celui-ci ;
- le nourrissage après la récolte des cultures n’a pour autre fonction que de maintenir du gibier sur un territoire de chasse ;
- le caractère soi-disant dissuasif (pour protéger les cultures agricoles) du nourrissage artificiel, ne tient pas au regard des densités fortes connues en Wallonie ;
- la promiscuité sur les points de nourrissage induit de manière évidente un risque sanitaire de survenance et de développement d’épidémies.

En 2012, ce risque sanitaire avait motivé l’adoption par le Ministre Di Antonio d’un plan de réduction des densités afin de mettre un terme aux dérives des chasseurs dans certains territoires. Ce plan a alors mobilisé contre lui les représentants des chasseurs, singulièrement le Royal Saint Hubert Club de Belgique (RSHCB).
En 2015, le Ministre Collin a mis un terme à la politique volontariste de son prédécesseur…

Par ailleurs, le RSHCB n’a eu de cesse de refuser toute mesure préventive destinée à limiter les risques et l’incidence d’une telle épidémie pourtant programmée. Dans leur revue de septembre, le « syndicat » des chasseurs annonçait leurs exigences avant même l’apparition de cette épizootie en Wallonie (indemnisation suite à la réduction de densité, renégociation du bail de chasse). Pour les associations, cette attitude est tout simplement scandaleuse et arrogante au regard de leur responsabilité dans cette crise sanitaire et de son impact économique sur l’agriculture, la filière bois, le tourisme, la trésorerie des communes forestières. Mais aussi de son impact sur les milliers d’utilisateurs de la forêt à des fins de loisirs.

Pour les associations environnementales, les chasseurs sont devenus les seuls « gestionnaires » des forêts sur fond de démission du politique qui leur a octroyé, sans que les autres acteurs de la ruralité n’aient droit au chapitre, tout ce qu’ils demandaient (autorisation du nourrissage artificiel, absence d’objectifs de régulation ou de densités cibles…). Les densités actuelles qui résultent de cette (non)politique sont particulièrement destructrices des écosystèmes forestiers, ouvrant largement la porte aux risques d’apparition et de développement d’épizooties comme celle que nous connaissons aujourd’hui.

Une révision en profondeur de la politique de la chasse, à l’instar de ce qui se fait au Luxembourg, est indispensable. Et ce, sans tarder et en concertation avec l’ensemble des acteurs du monde rural.

Dans l’immédiat, sans remettre en cause la gestion de la crise dans le territoire concerné, les associations environnementales appellent le Ministre à responsabiliser sans faillir le monde de la chasse. Il est essentiel de prendre des mesures d’urgence hors de la zone infectée comme cela aurait du être réalisé depuis des années. Les associations demandent l’application des dispositions préventives prônées par l’Agence Européenne de la Sécurité Alimentaire sur tout le territoire afin d’éviter l’extension de la contamination. Ces dispositions doivent être rapidement appliquées en vue d’un retour à une densité raisonnable et durable de gibier. Il s’agit :

- d’interdire dès le 21 septembre toutes formes de nourrissage artificiel du sanglier en ce compris via les nombreuses cultures de maïs attenantes à la forêt et jamais récoltées ;
- de fixer des objectifs de prélèvements afin de diviser par 3 les densités de sangliers, en attribuant des quotas aux différents secteurs des conseils cynégétiques ou autres subdivisions ;
- de réaliser un suivi qualitatif et quantitatif des prélèvements réalisés par les chasseurs, via la tenue de carnets de tirs contrôlés par le DNF (Département de la Nature et des Forêts) ;
- d’autoriser les gardes du DNF à procéder à des tirs éliminatoires dans les zones à forte densité pour diminuer la capacité de reproduction (cibler les laies les plus productives) ou de déléguer cette possibilité à des tiers.

Contacts presse :

IEW – Lionel Delvaux, Chargé de missions « ruralité » 0497 766 011
LRBPO – Pauline Legrand, Coordinatrice de projets 0460 95 55 06

Les associations signataires de ce communiqué :

Treize rapaces abattus à Givry, stop au carnage !

communiqué de presse collectif – Natagora & LRBPO

Natagora, avec le soutien de la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux, dépose plainte contre X auprès de l’Unité Anti-Braconnage de la Région wallonne. La destruction volontaire d’espèces rares et strictement protégées par la loi compromet tous les efforts mis en œuvre pour les préserver.

Vendredi 24 août, un ornithologue de l’association Natagora constate la destruction volontaire de rapaces sur la plaine de Givry, au sud de Mons : six busards des roseaux, cinq buses variables et deux faucons crécerelles ont vraisemblablement été tirés. Alertée, l’Unité Anti-Braconnage de la Région wallonne se rend sur place pour prélever les cadavres à des fins d’autopsie, dresser un procès-verbal et tenter de retrouver l’auteur des faits. En effet, les rapaces sont strictement protégés par la loi : il est interdit de les mettre à mort, quelle que soit la méthode employée (tir, poison, piège, etc.). Pour ne pas laisser ce carnage sans suite, Natagora dépose donc plainte contre X auprès de l’UAB. L’auteur des faits encourt une amende de 800 à 800 000 euros.

En cas de poursuites judiciaires, La Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux et Natagora veulent obtenir des mesures de réparation pour le futur. En effet, une telle destruction met à mal les populations de ces espèces dans les plaines agricoles. Cette année en Wallonie, seules trois nichées de busards des roseaux ont pris leur envol en plaine et quatre ou cinq en roselières.

Jean-Yves Paquet, Directeur du Département Études de Natagora : « Nous menons de nombreuses actions de protection de ces espèces, particulièrement, pour le busard des roseaux, nicheur rare en Wallonie. Il fait l’objet de mesures de conservation spéciales concernant son habitat, notamment les marais du Hainaut occidental. Avec les deux autres espèces de busards de Wallonie, un plan d’action est mis en œuvre dans le cadre du Belgian Nature Integrated Project, cofinancé par l’Europe et la Wallonie. Dans ce cadre, les nichées de busards s’établissant parfois dans les champs de céréales font l’objet d’une protection active afin d’éviter la destruction involontaire lors de la moisson. Ces actions sont l’occasion d’une bonne collaboration avec les agriculteurs. Il est donc particulièrement regrettable de voir détruire ces jeunes oiseaux après autant d’efforts pour les sauver ! »

De plus, cette destruction de rapaces est probablement motivée par des enjeux cynégétiques qui prêtent à ces oiseaux un rôle non avéré dans la diminution du petit gibier des plaines. Or, la diminution des populations des perdrix, faisans et lièvres est principalement due à l’industrialisation de l’agriculture (pesticides, disparition des haies, des bosquets, mécanisation, etc.). Outre qu’elle est totalement illégale, la destruction des rapaces n’est donc pas une solution, pas plus que les lâchers de gibier d’élevage. Lâcher massivement dans la nature des animaux d’élevage provoque d’ailleurs des impacts néfastes sur la faune sauvage : maladie, réduction de l’habitat, compétition pour les ressources naturelles, pollution génétique, etc.

Puisque la chasse existe, elle doit incarner une pratique respectueuse de la loi. Par ailleurs, seules des exigences de sauvegarde de la nature doivent motiver les actions entreprises dans le cadre d’une gestion cynégétique afin de protéger l’équilibre des milieux et des espèces les plus fragiles et les plus menacées.

PAC 2021-2027 : Quel avenir pour l’alimentation et l’agriculture européenne ?

Ce 1er juin 2018, la Commission européenne (CE) a présenté son projet de réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) pour la période 2021-2027. Les associations environnementales s’en sont emparées et l’ont analysé. Il ressort de ce travail une liste d’éléments tant positifs que négatifs et des propositions d’amélioration. Sur cette base, elles appellent le Ministre Wallon René Collin, les parlementaires européens et les Etats membres à revoir à la hausse l’ambition de la proposition.

 Communiqué de presse collectif – auteur principal IEW

Une PAC dans les sillons OMC

Les associations environnementales considèrent que la PAC proposée par la CE n’est pas suffisamment ancrée dans une vision ambitieuse et futuriste de l’agriculture paysanne et de l’alimentation durable permettant de répondre aux nombreux défis sociétaux (climat, stockage carbone, biodiversité, alimentation locale…). Elle reste figée dans une politique agricole orientée vers le marché mondial, l’OMC, le dumping et les externalités négatives (sociales et environnementales).

Vu la dégradation galopante de l’avifaune, l’entomofaune et de la flore, particulièrement en zones agricoles, vu aussi la pollution des eaux et les émissions de gaz à effet de serre d’origine agricole qui sont en hausse depuis quelques années en Europe, une réelle réforme doit voir le jour.

Cette réforme, très timide au regard des défis environnementaux et climatiques, ne tient pas compte des attentes citoyennes exprimées lors de la consultation publique sur la PAC réalisée en 2017. Nous demandons que la majorité des aides du premier pilier soutienne la transition nécessaire de l’agriculture vers des systèmes de production plus durables au bénéfice de la société et de l’environnement. Nous appelons aussi un refinancement du 2ème pilier (amputé de 25 %) qui finance l’agriculture biologique, les mesures NATURA 2000 et les MAEC (Mesures Agri-Environnementales et Climatiques) ainsi qu’une augmentation substantielle du taux de cofinancement de l’UE.

L’optique choisie par la Commission est la renationalisation dont les dérives du « moins disant et moins faisant » pour garder des parts de marché sur ses concurrents sont bien connues. Au lieu du mécanisme d‘assurance proposé, il eut été préférable de créer des aides contra-cycliques et une véritable régulation publique de la production afin d’éviter un gaspillage des deniers publics ainsi qu’un gaspillage alimentaire et des ressources, tous deux néfastes à l’environnement des citoyens européens.

Des avancées intéressantes

Néanmoins, nous saluons la conditionnalité renforcée (BCAE/ERMG), la création d’un outil de gestion national du sol (humus, carbone, assolement, etc), l’éco-dispositif, la place donnée aux jeunesle paiement redistributif et le plafonnement des aidesainsi que la création d’un Plan Stratégique National(indicateurs, performances à définir) qui accueillera, comme le suggère la Commission, la composante environnementale. Ces avancées sont intéressantes. Nous demandons cependant que ce projet inclue des objectifs et indicateurs de résultats clairs pour éviter la politique du moins disant tout en offrant, via la subsidiarité, la souplesse nécessaire pour ces politiques.

Pour une PAAC biovore et non une PAC biocide

Les États membres (et les régions) et les députés européens sont maintenant à la barre. L’enjeu est de transformer cette PAC en une véritable PAAC (Politique Agricole et Alimentaire Commune) et non de la vider de sa substantifique moelle comme ce fut le cas avec la proposition du précédent Commissaire D. Ciolos. Cela passe nécessairement par une limitation maximale de la renationalisation et une amélioration du budget tout en veillant à sa juste répartition pour relever l’ensemble des défis.

Les associations invitent le Gouvernement wallon et en particulier le Ministre René Collin à associer les représentants environnementaux dès le début du processus et à tenir compte des différents piliers du développement durable, ce qui revient à prendre en compte le souhait de tou•tes les wallon.ne.s pour définir le projet agriculture & alimentation sur tous les territoires.

« Le deuxième pilier qui sert aussi aux primes BIO et MAEC perd 25% de son budget. C’est totalement inadmissible et cela donne un très mauvais signal aux paysans. » X. Delwarte & L. Delvaux, IEW.

« La Wallonie a besoin d’une PAC qui aide les agriculteurs à assurer la transition agroécologique nécessaire à l’agriculture de demain. », Philippe Funcken, NATAGORA.

« Concernant la disparition des populations d’oiseaux en zones ouvertes c-à-d. dans les plaines agricoles, il faut des réponses urgentes. Il n’y a plus le temps d’attendre. », Jean-François Buslain, LRBPO.

« Les interventions proposées pour la future PAC ne récompensent pas les nombreux agriculteurs qui souhaitent transiter vers des systèmes de production plus durables au bénéfice de la société et de l’environnement. », Monica Schuster WWF.

« L’intégration de l’enjeu climatique doit encore devenir une réalité concrète de la PAC et non rester un justificatif des moyens alloués », Muriel De Pauw, Greenpeace.

« Pour des raisons de santé publique et du maintien de la biodiversité, l’U.E. devrait absolument favoriser l’agriculture biologique », C.N.B. Léon Woué.

« La conservation des habitats naturels passe clairement par un soutien à une agriculture plus respectueuse du Vivant. ». Elisabeth Simon Fondation Wallonne pour la Conservation des Habitats.

Co-signataires :

WWF, Monica Schuster
ARDENNE & GAUME, Marc Dufrêne ;
CNB, Léon Woué ;
GREENPEACE, Juliette Boulet ;
LRBPO, Jean-François Buslain ;
NATAGORA, Philippe Funcken ;
Fondation Wallonne pour la Conservation des Habitats, Juan de HEMPTINNE ;
IEW, Christophe Schoune.

Condamnation de la destruction d’hirondelles : un exemple dissuasif !

Malgré la protection des hirondelles, des destructions inconsidérées et illégales de leurs nids ont lieu chaque année en pleine période de reproduction. Heureusement, un tournant décisif dans la protection de cette espèce vient de voir le jour : la destruction de plusieurs dizaines de nids au château de Harzée a été sanctionnée par une amende de plusieurs milliers d’euros. La Ligue espère que cette condamnation servira d’exemple dissuasif et donnera le signal de sanctions plus lourdes contre les atteintes à la faune sauvage.

Suite à la destruction de plusieurs dizaines de nids d’hirondelles en 2017 sur la façade du château de Harzée, la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux a porté plainte à l’encontre de l’association gestionnaire du bâtiment et responsable du saccage. Le tribunal de Première Instance de Liège a enfin tranché.

Outre l’indemnisation pour le dommage moral causé à la nature, l’asbl prévenue est condamnée à 2.400€ d’amende ferme, 9.600€ prononcé avec un sursis de 3 ans qui tombera automatiquement si de nouveaux faits infractionnels étaient causés dans ce délais.
Cette condamnation permet d’affirmer la légitimité des plaintes contre les atteintes à la faune sauvage et de soutenir les politiques de protection de la nature. Et il était temps ! En effet, encore récemment, la Ligue a déploré la destruction de plus d’une quinzaine de nids d’hirondelles sur la façade de l’Hôtel de Ville de Verviers ainsi que sur celle d’un café à Lambermont.

Il est sidérant de constater que les acteurs de ces destructions tantôt ignorent, tantôt dédaignent le déclin désastreux des populations d’hirondelles. Ils ne respectent pas la législation protégeant l’avifaune et encadrant le respect de la nidification [1]. Nous rappelons par ailleurs que plusieurs mesures permettent de respecter une cohabitation harmonieuse avec ces oiseaux [2].

La récurrence de ces dégradations illégales sur l’ensemble de la Wallonie souligne la nécessité urgente de poursuivre ces infractions et de leur infliger une sanction représentative de l’atteinte environnementale. La répression des destructions de nids d’hirondelles est primordiale pour soutenir la politique et les démarches protégeant cette espèce en déclin.

Références
[1] Article 2 de la Loi du 12 juillet 1973 de la Conservation de la Nature tel qu’inséré par le décret du 6 décembre 2001.
[2] LRBPO (08 juin 2018) : Quand l’hirondelle fait son nid, préservons son abri ! (Communiqué de presse).

Un plan de gestion wallon pour le loup

 

Le retour du loup, une espèce protégée, dans la plus grande réserve naturelle de Wallonie constitue tout un symbole. Les associations de protection de la nature saluent l’initiative « réseau loup » de l’administration et proposent aux pouvoirs publics d’aller encore plus loin en adoptant rapidement un plan de gestion.

Communiqué de presse en Commun de la plateforme « Grands Prédateurs »- auteur principal Natagora 

Le retour du loup en Wallonie après plus d’une centaine d’années d’absence est exceptionnel, d’abord pour le succès de la protection du loup en Europe mais aussi pour l’impact positif sur la biodiversité que peut engendrer le retour d’un super-prédateur, comme cela a déjà été démontré à de multiples reprises à l’étranger. C’est également une belle victoire pour les naturalistes puisque son retour prouve que le statut de protection dont bénéficient les espèces offre de réelles perspectives pour la biodiversité menacée. En outre, avec le retour du loup dans les Hautes-Fagnes, l’intérêt de la préservation de grands espaces est une fois de plus démontré.

Ces constats représentent une réelle source de motivation pour le monde naturaliste et en particulier la plate-forme Grands prédateurs. Cette dernière, créée en 2016 par plusieurs associations de conservation de la Nature pour préparer au mieux le retour du loup, se réjouit de cette nouvelle et profite de l’occasion pour encourager les politiques à poursuivre leurs efforts en faveur de la conservation de la nature !

Anthony Kholer, au nom de la plate-forme Grands prédateurs : « Nous saluons le travail d’anticipation de l’Administration wallonne qui, à travers la mise en place du réseau Loup, a pris les devants en vue d’assurer la meilleure cohabitation possible avec ce grand carnivore. Nous demandons, cependant, aux pouvoirs publics wallons d’aller un pas plus loin en élaborant et adoptant rapidement d’un Plan de gestion Loup comme cela a été fait en Flandre et dans les pays limitrophes. »

La plate-forme Grands prédateurs réaffirme ainsi la nécessité de

  • respecterle statut d’espèce strictement protégée dont bénéficie le loup ;
  • condamnerfermement et unanimement tout cas d’atteinte à la stricte protection de l’espèce ;
  • informerles parties prenantes (administration, naturalistes, éleveurs, chasseurs, grand public,…) sur l’impact réel de l’espèce ;
  • rechercher des solutions de cohabitation adaptées à notre territoire, en faveur de la préservation du loup, en mettant les parties prenantes en concertation ;
  • mettre en place des mesures de protection pour les éleveurs(kit d’intervention rapide, protection des troupeaux…) subsidiées par la Région Wallonne ;
  • assurer les suivis et le paiement des demandesd’indemnisations des éleveurs, en cas d’attaque avérée « loup non-exclu ».

Cette nouvelle réjouissante pour la biodiversité ne doit pas occulter la difficulté de coexister avec un grand carnivore. L’expérience des pays voisins doit nous servir pour nous préparer au mieux. La concertation avec les acteurs ruraux ainsi que les actions d’information et de sensibilisation en faveur du monde de l’élevage, de la chasse et du grand public sont primordiales en vue d’assurer une cohabitation pacifique pour la préservation du loup à long terme sur notre territoire.

La plateforme « Grands Prédateurs » rassemble des associations de conservation de la nature qui veulent communiquer d’une même voix sur le retour des grands carnivores en Belgique (loup, lynx et chacal doré) : Faune & biotopes, Ferus, Forêt & Naturalité, Forêt.Nature, Jeunes & Nature, la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux, Natagora, Wolf Eyes et le WWF-Belgique.

Participez à notre crowdfunding (financement participatif) « Du matériel médical pour la faune sauvage de Bruxelles »

En tant qu’association sans but lucratif oeuvrant dans la protection de la biodiversité, les budgets sont toujours très limités. Les animaux en soin coûtent cher (nourriture, médicamentation, matériel médical, etc.) et il n’est pas toujours possible d’investir dans de l’équipement médical onéreux mais pourtant nécessaire. Malheureusement, notre vaporisateur d’anesthésie commence à rendre l’âme, et il devient vital de le changer, voici pourquoi nous lançons cette campagne aujourd’hui.

À quoi servira la collecte?

De par leur comportement sauvage, les animaux que nous recevons en soin ne sont jamais enclins à se laisser faire. Pourtant, il est nécessaire de les manipuler, dans le cadre d’une auscultation, d’un soin ou même d’une opération. Et cette manipulation, pas toujours évidente, génère un stress très intense pour l’animal et peut constituer un danger pour notre vétérinaire et nos soigneurs.

Ausculter le ventre d’un hérisson qui s’enroule, nettoyer une plaie ouverte d’un renard qui mord, ou faire une attelle à une chouette qui se débat relèverait du parcours du combattant si nous n’avions pas la possibilité d’anesthésier l’animal le temps du soin. De plus, sans ceci, la manipulation pourrait entraîner un arrêt cardiaque provoqué par le stress chez les espèces les plus fragiles.

Cette anesthésie se fait grâce à une petite machine : un vaporisateur d’anesthésie. Celui-ci va offrir une ventilation constante d’oxygène et de gaz anesthésiques avec une concentration précise, et ce le temps des soins.

Malheureusement, notre vaporisateur se fait vieux et des fuites de produits commencent à apparaître. Il est maintenant plus que temps de le remplacer, mais ceci a un coût. Nous comptons donc sur votre générosité pour atteindre la somme nécessaire au remplacement de cet outil indispensable.

 

Participez à notre crowdfunding (Financement participatif) « Du matériel médical pour la faune sauvage de Bruxelles »

budget

  • Cuve ISO : 900 € + TVA 21% = 1089€
  • Raccord inox pour bain et Ayres : 21.97 € + TVA 21% = 26.58€
  • Circuit Bain : 16.66 € + TVA 21% = 20,16€
  • Circuit Ayres : 31.21 € + TVA 21% = 37.76€
  • Prix par bouteilles d’ISOFLURANE = 131,74*2=263,48€
  • Prix par Bouteille d’oxygène médical = 246€*2 = 492€

Petit matériel médical de prise en charge ci-dessous :

  • Tondeuse sans fil  pour les soins spécifiques des vétérinaires= 139,46€
  • Stérilisateur poupinnel à chaleur sèche = 131,89€
  • Pince Dissection avec griffes en inox  = 3,45€ * 2 = 6,90€
  • Porte aiguille Mayo-Hégar – En inox = 8 ,99 * 2 = 17,98€
  • Pince Adson Holtex sans griffes = 4 ,66€*4=18,64€
  • Boîte de stérilisation Inox = 20,90€*2 = 41,8€
  • Pince dissection Semkin = 2.42€ = 4,84€
  • Ciseaux de précision = 3,56€
Total : 2294,05€

(5% Commission KissKissBankBank et 3% frais bancaires)​

Aidez-nous 

Même quelques euros peuvent faire la différence, alors aidez-nous à aider les animaux et ensemble, améliorons la prise en charge de la faune sauvage à Bruxelles.

 

Les oiseaux ont soif !

Les périodes de fortes chaleurs sont critiques pour les oiseaux, en particulier pour les jeunes qui commencent à voler de leurs propres ailes : les eaux de surfaces indispensables pour qu’ils s’abreuvent et entretiennent leur plumage ne sont plus disponibles. Pour leur venir en aide, des solutions existent.

Le temps chaud et sec de ces derniers jours a provoqué l’assèchement des points d’eau de faible profondeur tels que les mares, les fossés, les flaques, etc. Or ces sources d’eau fraîche et ces petits coins de baignade sont précieux pour la faune sauvage. En cette période de fortes chaleurs, les jeunes oiseaux sont particulièrement en péril.

Afin de leur venir en aide, la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO) invite les citoyens à placer une assiette de faible profondeur (3-4 cm) remplie d’eau fraîche sans additif à l’ombre, dans le jardin ou sur un balcon. Le récipient peut être déposé au sol si les chats sont absents ou dans un endroit ouvert et en hauteur (plus d’un mètre) si des félins rodent aux alentours.

Les oiseaux étant sensibles à l’hygiène de leur plumage en cas de baignade, il est idéal de changer l’eau tous les jours. Des petites pierres ou brindilles peuvent être disposées dans l’eau afin que les espèces de petite taille puissent également y avoir accès sans nécessairement se mouiller. Les oiseaux en profiteront de jour comme de nuit !

Pour les plus courageux, la construction d’une mare profitera à de nombreuses espèces tout au long de l’année.