L’animal sauvage est écarté du projet de Code wallon sur le bien-être des animaux

Le projet de Code wallon relatif au bien-être des animaux reconnaît l’animal comme un être sensible. Mais pourquoi écarte-t-il l’animal sauvage de son domaine d’application ?

Emmanuel Verhegghen

La sensibilité des animaux est reconnue par le bon sens et par la science : personne ne peut plus nier1 que la souffrance des animaux les plus évolués, comme les cétacés, les mammifères ou les oiseaux, est comparable à celle des humains. En effet, ils forment des communautés de vie structurées et sont doués de conscience, ont un cortex et un système nerveux qui font qu’ils ressentent, comme nous, le stress, la peur, la douleur morale, la souffrance physique ou l’angoisse de l’alarme anticipant un événement risqué. Voilà ce qui explique que le bien-être animal est devenu une préoccupation importante de la grande majorité des citoyens. Ils veulent que les animaux soient respectés et que l’usage par l’homme de la violence irresponsable envers eux soit interdit.

 

Pour le Code civil l’animal est considéré comme une chose et non pas comme un organisme vivant, autonome et sensible.

Ainsi, l’animal qui est sous le contrôle de l’homme, (l’animal domestique, l’animal de rente ou l‘animal d’expérience) est, juridiquement, un bien meuble appropriable. Son propriétaire a tous les droits sur lui, dont celui, radical, de le tuer. Quant à l’animal sauvage, il n’est pas libre pour autant car il est classé dans la catégorie de la chose sans maître (res nullius), ce qui signifie qu’il est appropriable par tout un chacun. Dès lors, lorsqu’il est déclaré gibier par la loi il devient la propriété du titulaire du droit de chasse et il est assimilé à un bien consomptible, c’est-à-dire que son usage implique sa destruction.

Il existe heureusement d’autres dispositions juridiques qui protègent l’animal sauvage contre le droit de propriété de l’homme grâce à certaines législations spécifiques qui deviennent de plus en plus sévères, comme e.a. la loi fédérale relative au bien-être animal, la loi de protection de la nature et les sanctions pénales pour cruautés faites aux animaux.

Notons que l’idée de placer l’animal du côté des « personnes », comme « personne non humaine » ou comme « personne morale » et non plus comme objet, afin de le faire échapper au régime des biens, est fort débattue par les théoriciens du droit2. Il s’agit, dans cette hypothèse, de reconnaître l’animal sensible pour sa valeur propre et non pas comme étant utile ou non pour l’homme. Il s’agit alors d’accorder à l’animal, sauvage ou non, le droit fondamental de ne pas être tué, torturé ou enfermé par plaisir.

D’après Florence Burgat3

Pour l’animal domestique, ou inféodé à l’homme, plusieurs types de libertés de base sont généralement4 reconnues comme étant constitutives de son bien-être, comme les cinq suivantes :

1. l’absence de faim, de soif, de malnutrition ;

2. la présence d’abris appropriés et le confort ;

3. l’absence de peur et d’anxiété ;

4. l’absence de maladie et de blessure ;

5. la possibilité d’exprimer les comportements propres à l’espèce considérée.

Pour l’animal sauvage, son bien-être nécessite de disposer d’écosystèmes naturels dans lesquels ces mêmes types de libertés s’exercent et où la compétition entre les différentes espèces animales et végétales, au travers de la chaîne alimentaire et du rapport proie/prédateur, conduit à l’équilibre naturel de leurs milieux de vie. Le traitement que l’homme réserve aux organismes sauvages se doit de respecter ces valeurs inhérentes à la nature sauvage et à ces communautés de vie qui interfèrent avec la nôtre.

En Wallonie, le projet5 de Code wallon du bien-être animal, avancé par le Ministre Carlo Di Antonio, a pour but d’actualiser et de régionaliser, sous la forme d’un décret de la Région wallonne, la loi fédérale de 1986 relative à la protection et au bien-être des animaux. Ce projet ambitieux reconnaît que les mesures prises en faveur de la protection des animaux poursuivent un intérêt général qui justifie des restrictions de liberté pour l’homme en le contraignant à des interdictions et en lui imposant un comportement respectueux et empreint de responsabilité vis-à-vis de l’animal.

Ce projet de décret déclare d’ailleurs que l’animal est un être sensible qui possède des besoins et des intérêts qui lui sont spécifiques selon sa nature. Mais il ne s’appliquerait explicitement qu’aux espèces domestiquées ou captives. Par contre, étrangement, l’animal sauvage serait exclu de cette législation nouvelle.

Le comportement positif de l’homme envers l’animal est la bientraitance. Elle est un préalable indispensable au bien-être des animaux, qu’ils soient sous la dépendance de l’homme ou en liberté.

En effet, ce nouveau Code ne veut pas, par principe6 de départ, interférer dans les questions relatives à la protection environnementale ou de la nature. Sur ce point, il ne marque dès lors aucune avancée par rapport à la législation fédérale de 1986 qui prévoyait déjà, en son article 15, à propos de la mise à mort d’animaux, que : « lorsque la mise à mort sans anesthésie ou étourdissement d’un vertébré est tolérée dans le cadre de la pratique de la chasse ou de la pêche en vertu d’autres dispositions légales, ou lorsqu’elle rentre dans le cadre de la législation concernant les animaux nuisibles » alors « la mise à mort ne peut seulement être pratiquée que par la méthode la plus sélective, la plus rapide et la moins douloureuse pour l’animal ».

Maintenir une distinction arbitraire entre les animaux domestiqués et les animaux sauvages ne repose sur aucune justification théorique, scientifique ou rationnelle. Seule compte la volonté de protéger certains intérêts particuliers liés e.a. au monde de la chasse. En effet, comment justifier qu’un gibier, comme par exemple un faisan, ou une perdrix ou un colvert, est protégé contre la maltraitance animale lorsqu’il est élevé pour la chasse alors qu’il ne l’est plus dès l’instant où il s’échappe ou lorsqu’il est lâché pour le tir ?

Il existe donc une lacune dans le projet de décret concernant le bien-être animal pour ce qui concerne les animaux sauvages, alors qu’il est très progressiste par ailleurs. C’est pourquoi la LRBPO demande que la dimension sensible de l’animal sauvage soit également prise en compte par le Parlement wallon lors du vote de la proposition de décret afin d’obliger l’homme à des comportements éthiques également en faveur de la faune sauvage. En complément, pour le gibier, des dispositions spécifiques qui limitent la maltraitance animale doivent ensuite être reprises dans une nécessaire révision en profondeur de la loi sur la chasse, qui date de 1882. Celle-ci, en effet, ne prévoit pas de garde-fous pour éviter les pratiques les plus choquantes et les moins respectueuses de la faune. C’est pourquoi la LRBPO demande depuis de nombreuses années :

• d’interdire ou d’encadrer strictement toutes les pratiques maltraitantes de la chasse, comme : la chasse à l’arc, la pratique cruelle du piégeage et l’élevage et puis le lâcher pour le tir d’espèces comme le faisan, la perdrix ou le colvert ;

• de favoriser les modes de chasse les plus respectueux du gibier, comme la poussée silencieuse et l’affût/approche.


1 Pour les tenants du «  machinisme  » un animal fonctionnerait comme une machine, du mouvement sans réflexion.

2 En effet, il ne sert à rien de déclarer l’animal sensible et autonome si c’est pour le laisser, en droit, dans la catégorie des biens.

3 «  Être le bien d’un autre  ». Florence Burgat. Editions Payot & Rivages, 2018.

4 https://www.gov.uk/government/publications/fawc-report-on-farm-animal-welfare-in-great-britain-past-present-and-future

5 « Projet de décret relatif au Code wallon du bien-être des animaux ». Seconde lecture. Juillet 2018.

6 Ce principe de départ est désolant si l’on considère que toutes les législations relatives à la biodiversité

devraient être coordonnées et former un ensemble cohérent.

Les espèces exotiques envahissantes : éléments d’analyse pour penser la problématique

L’établissement et la propagation d’espèces sur de nouveaux territoires sont des processus naturels qui ont ponctué l’histoire de la vie sur Terre. Ils ont mené au peuplement des continents et ont participé au processus d’évolution d’une nature complexe, telle que nous la connaissons.

Aujourd’hui, ces mouvements d’espèces sont généralement perçus comme des invasions menaçantes. Or, parmi les nouveaux arrivants, seules 10 à 15% sont problématiques pour l’environnement et la société [1]. Les espèces coupables sont alors définies comme des espèces exotiques envahissantes (EEE), c’est à dire introduites en dehors de leur zone habituelle de répartition passée et présente, dont l’établissement et la propagation menacent les écosystèmes, l’habitat ou les espèces et provoquent des dommages économiques ou environnementaux [2].

Une contextualisation essentielle

Ragondin

Bien que le succès d’implantation et de propagation d’une espèce exotique soit en partie lié à son adaptation avec son nouvel environnement [3], le rôle de l’homme n’est pas à négliger : si certaines espèces constituent aujourd’hui une menace pour la biodiversité et l’économie, c’est aussi en partie suite à la multiplication effrénée des introductions d’espèces réalisées par l’Homme durant le siècle dernier – de manière intentionnelle (élevage, ornementation, chasse) ou non (transport et échanges mondiaux).

En effet, de nombreuses espèces ont été introduites pour leur utilité, et leur caractère invasif n’a été perçu que plus tard, lorsque leur bénéfice pour l’homme n’était plus établi. La perception anthropocentrique et utilitaire d’une espèce, variable dans le temps et l’espace, et dépendante des évolutions socioéconomiques, est bien illustrée par le cas du ragondin. Alors qu’il est actuellement persécuté pour les dégâts qu’il occasionne aux cultures et aux berges, il fut autrefois domestiqué pour sa peau et décrit comme un acteur utile pour la gestion des étangs [4].

Par ailleurs, une fois une espèce exotique introduite, son établissement et sa propagation seront d’autant plus facilités lorsque l’environnement colonisé subit déjà une perturbation écologique laissant des niches écologiques vacantes. Dans ce cadre, les milieux artificialisés et dégradés par les activités humaines apparaissent moins résilients et de nouvelles espèces, compétitives et opportunistes, peuvent y trouver plus facilement une place et se propager de manière déséquilibrée.

Une problématique encore mal connue

Perruche à collier

En Europe, quelque 12.000 espèces sont exotiques et entre 10 et 15% d’entre elles seraient considérées comme problématiques [1]. La plupart restent donc discrètes et se font oublier, ou contribuent à agrémenter nos vies. En Belgique, la plate-forme Harmonia répertorie une centaine d’espèces exotiques qui posent ou poseront potentiellement problèmes chez nous.

Certains de ces animaux, en particulier les oiseaux, sont largement répandus, notamment dans les parcs et les plans d’eau de nos villes. Nous les côtoyons régulièrement ; ils font partie du paysage, sont agréables à observer et sont synonymes d’accès à la faune sauvage pour nombre de citadins. Malheureusement, même si certains d’entre eux présentent un intérêt, ils sont aussi reconnus coupables de nuisances.

Pourtant, si pour certaines espèces exotiques, les impacts sont bien identifiés, dans beaucoup d’autres cas, les éléments de preuves sont faibles et ne sont pas basés sur des recherches scientifiques directes mais plutôt sur des observations anecdotiques, relatives à de petites zones [5]. En outre, il est intéressant de noter que la majorité des études se focalisent sur les nuisances de ces espèces alors qu’elles peuvent aussi être à l’origine d’interactions favorables avec les espèces indigènes [6].

Une gestion parfois interpelante

L’Europe a établi un règlement visant à éviter et à atténuer les impacts des EEE au travers de toute une série de mesures de prévention, de détection précoce et d’éradication rapide, et de gestion des EEE déjà largement répandues. Le règlement s’applique en Belgique et ses mesures sont donc mises en œuvre par les entités compétentes.

Bernache du Canada

Une gestion préventive, permettant d’éviter l’introduction et/ou la propagation au stade précoce de l’invasion est à privilégier puisqu’elle est moins coûteuse et permet d’éviter les impacts. Mais pour les espèces déjà bien établies, le problème est différent et certaines mesures de gestion brutales, telles que le piégeage du rat musqué ou la capture de la bernache du Canada en vue de les euthanasier, sont tout de même appliquées pour tenter d’atténuer les impacts. Dans ces cas, l’éthique et le caractère sans fin des mesures de gestion posent question.

Opinion de la Ligue

Selon la Ligue, il est essentiel que la société prenne conscience de son rôle dans les processus d’invasion et qu’elle remette en question l’éthique et la pertinence de son rapport utilitaire à la nature et aux espèces exotiques afin de poser un autre regard sur cette problématique. Cette démarche critique lui permettra de s’engager dans une politique environnementale traduisant une volonté globale de préservation et de restauration de la nature plutôt que de stigmatiser quelques espèces.

Pour contribuer à une gestion davantage préventive, c’est à dire potentiellement moins brutale pour l’animal et moins dommageable pour le portefeuille et l’environnement, voici quelques recommandations :

  • Sensibiliser à l’impact néfaste du nourrissage de la faune : il profite généralement aux animaux les plus opportunistes – pigeon, corneille, rat, renard… – et aux EEE – ouette d’Egypte, bernache du Canada, perruche à collier. Les nourrir contribue à augmenter leurs populations et les impacts qui y sont associés, et ne contribue souvent pas au bien-être des animaux.
  • Lutter contre les comportements illégaux tels que la détention, l’importation, l’introduction dans la nature ou le commerce d’EEE (législation wallonne et bruxelloise). Si vous observez ces pratiques ou désirez de plus amples informations, contactez les administrations bruxelloise et wallonne compétentes. A Bruxelles, vos observations peuvent aussi être transmises sur cette adresse mail
  • Si vous trouvez un animal sauvage blessé, veuillez contacter notre centre de revalidation à Bruxelles ou les autres centres ailleurs en Belgique. Si vous identifiez l’animal comme étant une EEE, sachez toutefois que la loi nous interdit de remettre cet animal en liberté, même revalidé. Vous pouvez aussi contacter directement les administrations bruxelloise et wallonne.
  • Si vous trouvez un oiseau bagué, communiquez votre observation au centre de baguage de l’Institut royal des Sciences naturelles.

Plus d’infos sur :

  • Bruxelles environnement (IBGE) 
  • Portail sur la biodiversité en Wallonie
  • Plateforme Harmonia
  • Règlement européen de 2014 sur les EEE. Il reprend la liste des 49 EEE pour lesquelles des mesures s’appliquent partout en Europe.
  • Liste élargie des EEE en Région bruxelloise reprise dans l’annexe 4 de l’Ordonnance sur la Nature de 2012.

Bibliographie :

[1] Règlement (UE) n°1143/2014 du Parlement Européen et du Conseil du 22 octobre 2014 relatif à la prévention et à la gestion de l’introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes, J.O.U.E., L.317/35, 4 novembre 2014.

[2] McNeely, J., Mooney, H., Neville, L., Schei, P. & Waage, J., 2001. A global strategy on invasive Alien Species. UICN Gland, Switzerland, and Cambridge, UK, 55 p.

[3] Colautti, R. I., MacIsaac, H. J., 2004. A neutral terminology to define « invasive » species. Diversity and Distributions, 10, pp. 135-141.

[4] Mougenot, C., Roussel, L., 2006. Peut-on vivre avec le ragondin ? Les representations sociales reliées à un animal envahissant. Nature Sciences Sociétés, 14, pp. 22-31.

[5] Strubbe, D., Shwartz, A. & Chiron, D., 2011. Concerns regarding the scientific evidence informing impact risk assessment and management recommendations for invasive birds. Biological Conservation, 144, pp. 2112-2118.

[6] Goodenough, A. E., 2010. Are the ecological impacts of alien species misrepresented? A review of the ‘‘native good, alien bad’’ philosophy. Community Ecology, 11, pp. 13-21.

Communiqué de presse : le site Natura 2000 du Vellemolen saccagé

Voici le communiqué de presse envoyé, suite à la destruction de ce site exceptionnel, par Bruxelles Nature, qui regroupe toutes les associations de protection de la nature de Bruxelles, dont la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux.

Bruxelles, le 21 novembre 2018

Communiqué de presse :

Le site Natura 2000 du Vellemolen à Woluwe-Saint-Lambert saccagé : les associations naturalistes réclament réparation !

Début octobre, le site Natura 2000 du Vellemolen à Woluwe-Saint-Lambert, pourtant protégé pour sa biodiversité spécifique, a été ‘nettoyé’ en toute illégalité.  Ce ‘nettoyage’ a profondément endommagé le site et créé un grave préjudice à la faune et à la flore qu’il abrite.  Le broyat laissé au sol empêche toute possibilité de repousse spontanée de la végétation.

Ces travaux illégaux ont été réalisés par le Service Public Régional de Bruxelles.  Ni la Commune de Woluwe-Saint-Lambert, ni Bruxelles-Environnement n’en avaient été avisés. Le service des Monuments et Sites les a fait arrêter avant que l’entièreté du bois ne soit touché.

Outre les atteintes environnementales à un site Natura2000, plusieurs infractions urbanistiques ont été relevées dont l’absence, pourtant règlementaire, d’affichage* préalable des travaux, qui aurait permis de réagir et éviter la catastrophe.

Bruxelles Nature asbl, qui regroupe la plupart des associations naturalistes de Bruxelles, des comités d’habitants et des riverains, a déposé plainte, avec constitution de partie civile et saisit un juge d’instruction pour réclamer la remise en état des lieux, ainsi que des dommages et intérêts. Trop souvent en effet,  les associations nature doivent entamer des actions en justice coûteuses à leurs propres frais pour faire respecter la préservation des sites naturels.

Ci-joint, vous trouverez des photos avant et après les travaux pour mesurer l’ampleur du désastre écologique.

Bruxelles Nature

Lettre au Ministre Collin sur la surpopulation des sangliers. A lire !

Lettre au Ministre Collin dont nous avons eu une copie… Tout est dit ! Rien à ajouter !

Monsieur le Ministre, Cher Monsieur Collin,

Depuis quelques semaines, la presse relaie fréquemment, et à juste titre, la problématique de la surpopulation des sangliers et ce, surtout suite à la survenance de la peste porcine africaine.

Les différentes mesures que la Région Wallonne a prises pour éradiquer cette maladie sont, généralement, considérées comme de bon sens. Par contre, les décisions venant du fédéral, plus particulièrement l’abattage forcé de porcs sains, sont pour le moins interpellantes.

Néanmoins, à votre niveau, le nourrissage « dissuasif » reste un sujet qui cause polémique. Etant garde-chasse depuis 1994, je me permets de vous donner mon avis à ce sujet.

Déjà il y a une vingtaine d’année, dans la revue des gardes champêtres particuliers, j’ai dénoncé ce nourrissage « dissuasif » des sangliers. En effet, les sangliers, qui à priori sont des bêtes sauvages, suite à ce nourrissage, deviennent des bêtes domestiquées. Aux différents points de nourrissage, il existe une réelle concentration de sangliers qui viennent vers l’Homme pour manger leur pitance quotidienne.

Concentration, veut également dire endroit où se réunissent plusieurs compagnies de sangliers, où les bêtes ramassent à même le sol, dans la boue mélangée aux excréments, les céréales semées par les chasseurs ou leurs acolytes. Dans les bois que je fréquente, j’ai pu compter jusqu’à plus de 50 sangliers se disputer la distribution quotidienne à un seul endroit.

Vous aurez compris que ces lieux de rassemblement de sangliers sont propices à la diffusion de maladies.

Depuis l’instauration du nourrissage dissuasif, il y a un peu plus de 20 ans, les dégâts de sangliers n’ont cessé de croître dans les terres agricoles. Même si il n’est pas le seul responsable de cet accroissement, ce nourrissage permet aux populations de se nourrir artificiellement et donc d’augmenter la fécondité des laies.

Le but du législateur, à l’époque, était de retenir les sangliers en forêt.  Mais l’expérience et le recul démontrent que c’est un échec, car les sangliers, après avoir ramassés les céréales semées au bois, divaguent à leur gré et donc sans retenue dans les prairies et cultures appétantes.

Un jour, j’ai chronométré le temps qu’il fallait à un groupe de 40 sangliers pour ramasser 50 kilos de céréales semées à la volée : 20 minutes ! Autrement dit, ils leur restaient 23 heures et 40 minutes pour vaguer à leur occupation…et revenir le lendemain au RDV, ce cirque continuant durant des semaines et des semaines… jusqu’au jour de la battue où ils seront quelque peu malmenés.

Une certaine caste de chasseurs crie à cor et à cri que sans ce nourrissage, les dégâts agricoles seraient encore plus importants. Ce discours est d’une hypocrisie incroyable. Le seul but de ces « chasseurs » est d’augmenter et de sédentariser les populations de sangliers avec l’objectif de réaliser de gros tableaux de chasse.

J’ai été très surpris qu’en 2015 vous ayez réinstauré ce nourrissage dissuasif, alors que Monsieur Di Antonio, votre prédécesseur, avait fait en sorte de le réduire drastiquement. Vous avez réinstauré ce nourrissage et ce, contre l’avis des fédérations agricoles, sylvicoles et de protection de l’environnement. Le lobbying de certains « gros » territoires de chasse semble très bien fonctionner…

SVP, mettez fin à cette hypocrisie…

J’insiste sur l’hypocrisie de certains chasseurs. En effet, si le but avoué du maintien du nourrissage dissuasif est de protéger les cultures des dents des sangliers, alors pourquoi les chasseurs ne placent-ils pas des clôtures de protections de ces cultures. Economiquement, cela sera bien plus rentable pour les 2 parties : les chasseurs et les agriculteurs. Voici quelques chiffres édifiants …

Connaissez-vous les quantités astronomiques de céréales qui sont distribuées aux sangliers en région wallonne ?

Pour votre information, sur le massif de 12.000 hectares de bois que compte le conseil cynégétique dont mon village fait partie, j’ai questionné, il y a quelques années, les gardes-chasse sur les quantités de céréales épandues aux sangliers, en moyenne, chaque jour : 4.000 kilos !

4 tonnes, à raison de 365 jours et à 350€ /tonne, cela fait un montant de 511.000€/an.

Si on extrapole ces chiffres à la seule province de Luxembourg qui compte 230.000 Ha de bois, cela donne 9.794.000, soit près de 10 millions d’€ ! Des chiffres qui donnent le tournis !

Sur un territoire de chasse de 700 Ha dans le centre Ardenne, dont le titulaire est un important entrepreneur flamand, le garde a avoué il y a quelques années répandre 700 kilos de nourriture pour les sangliers … chaque jour, soit 1kg par hectare !

Avec cet argent, les chasseurs qui argumentent, pour le maintien du nourrissage dissuasif, la protection des terrains agricoles, auraient ainsi tous les moyens financiers pour placer et entretenir manuellement des clôtures électrifiées de protection.

Monsieur Collin, vous êtes le ministre des chasseurs, mais également le ministre des agriculteurs, des sylviculteurs et des environnementalistes.

Que dites-vous aux agriculteurs que vous rencontrez et qui sont dépités par la prolifération des dégâts de sangliers, ceci venant s’ajouter aux autres déboires économiques qu’ils doivent déjà subir.

Quelles réponses donnez-vous aux environnementalistes lorsqu’ils vous démontrent les dégâts que la surpopulation de sangliers fait subir à l’avifaune, aux batraciens, ou encore à certaines espèces botaniques.

Quelles explications donnez-vous aux sylviculteurs lorsqu’ils vous rapportent sur les dégâts causés par les sangliers sur la régénérescence naturelle de nos forêts ? …

La semaine dernière, plusieurs scientifiques ont dénoncé ce nourrissage dissuasif, tirant la sonnette d’alarme quant aux risques sanitaires qu’il représente. C’est en effet, à mon sens, une bombe à retardement qui va exploser tôt ou tard. La Région Wallonne, donc la collectivité, devra-t-elle encore en supporter les frais ?

Vous avez répondu à cela que le nourrissage dissuasif n’était pas la cause de la surpopulation et que vous aviez pris les mesures nécessaires, en allongeant la période de chasse, pour réduire la population de sangliers. Cela ne sera pas suffisant, car vous n’avez aucune contrainte légale pour obliger des chasseurs de tirer sur des sangliers contre leur gré, ce qu’ils ne feront d’ailleurs pas dans les territoires où on les « élève ».

Au nom de l’Ethique !

Monsieur Collin, vous êtes également le président provincial luxembourgeois du parti des humanistes. En tant qu’Humaniste, visiblement cela ne vous choque pas de cautionner, dans le seul but d’assouvir le loisir de certains chasseurs-lobbyistes, que l’on jette ainsi dans la nature des tonnes et des tonnes de nourriture pour des bêtes qui n’en n’ont absolument pas besoin. Alors que chaque jour, on nous cite des cas de détresse humaine, des associations qui implorent de l’aide pour secourir des sans-abris et/ou des personnes se trouvant dans des situations précaires.

Les produits agricoles doivent avant tout nourrir l’Humanité. L’orge, le froment, l’épeautre ou le pois sont avant tout des aliments pour l’Homme.

Monsieur le Ministre, ressaisissez-vous. C’est le moment de mettre fin au nourrissage dissuasif des sangliers. La peste porcine conjuguée à une année exceptionnelle de glandée et de fainée fait que le moment est adéquat, politiquement, pour prendre enfin vos responsabilités, au grand dam de certains cercles de chasseurs, où règne une odeur nauséabonde de l’argent, n’en déplaise aux « amis » de Saint-Hubert.

Vous remerciant pour toute l’attention que vous porterez à la présente, veillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considération.

Jacques DELACOLLETTE

Marche pour le climat – 2 décembre 2018 – Bruxelles

Le dimanche 2 décembre, le premier jour de la COP24, nous marcherons pour réclamer la justice climatique. Tous ensemble, allen samen, nous voulons faire partie de LA PLUS GRANDE MOBILISATION POUR LE CLIMAT jamais vu en Belgique: CLAIM THE CLIMATE!

ORGANISEZ-VOUS! Préparez votre vélo, nettoyez votre canoë, planifiez votre trajet de train, venez avec tous vos tantes et oncles, ami(e)s et voisins!

Avec la participation de la Ligue… N’hésitez pas à nous rejoindre ! 

plus d’info sur http://claimtheclimate.be

 

 

La LRBPO engage un(e) Coordinateur/trice de projets à temps plein

La Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO) œuvre depuis 1922 pour l’étude et la protection de la faune sauvage. La Ligue est une association militante qui possède des réserves naturelles, un centre éducatif, réalise des activités de sensibilisation, gère un centre de revalidation, milite pour une amélioration de la législation de conservation de la nature, de l’aménagement du territoire et lutte contre la maltraitance de la faune sauvage.

Pour coordonner et mettre en œuvre les campagnes d’action de la Ligue, nous recrutons un ou une coordinateur/trice de projets à durée indéterminée (CDI) à temps plein.

Principales fonctions

En concertation et en accord avec le Directeur et l’équipe en place, vous participerez à l’organisation et la mise en œuvre des campagnes d’actions de la Ligue. Vous prendrez les initiatives nécessaires afin de réaliser les dossiers de protection et de sauvagarde de la biodiversité sur base d’informations scientifiques et en lien avec les législations belges et européennes relatives à la protection des habitats, de la faune, de la chasse, tant en Belgique (Région wallonne essentiellement) qu’au niveau européen. Ces actions peuvent concerner, par exemple :

  • la chasse de loisir et ses dérives
  • le braconnage
  • les démonstrations de rapaces
  • le « bien-être animal » de la Faune sauvage
  • le déclin de l’avifaune des plaines dû aux aménagements du territoire et à l’agriculture industrielle
  • la chasse qui massacre les oiseaux migrateurs européens dans le pourtour et dans les îles de la Méditerranée
  • les renards en ville
  • les pigeons en ville
  • l’élagage et l’abattage en période de nidification
  • la destruction de nids d’hirondelles

Ces actions demandent pour être mises en œuvre de déterminer les points sensibles de la campagne concernée, d’élaborer une procédure d’organisation (planning, démarches, actions de terrain, …), réaliser un dossier presse ou un communiqué de presse ou une une conférence de presse, de rédiger des articles pour les réseaux sociaux, le site de la Ligue, sa revue, … En synergie et accord avec le Directeur, vous aurez donc un rôle fondamental de coordination et de mise en œuvre des actions de militance de la Ligue.

Vous serez également en contact régulier avec les médias, les autres associations, le monde politique, les administrations publiques (DNF, UAB, …), les membres, le grand-public, … Entre autres au travers des demandes concernant les oiseaux ou la faune sauvage en général et plus particulièrement leurs besoins physiologiques et leurs sauvegardes dans le cadre des diverses lois relatives à la protection de la nature et de l’environnement ou à la chasse, à la tenderie, au bien-être animal, …

Vous aurez également pour mission ou participerez également à :

  • la coordination avec les autres associations belges et étrangères dans le cadre de certains dossiers de militance
  • la communication de la Ligue vers l’extérieur

Profil

  • Vous êtes à l’écoute, proactif(ve), efficace, autonome et rigoureux(se), vous êtes capable de travailler seul et en équipe.
  • Vous avez une bonne maîtrise des outils de communication sur internet et mobile (dont les réseaux sociaux). Vous êtes à l’aise aussi bien sur la communication print que web.
  • Vous avez une orthographe irréprochable et de bonnes capacités rédactionnelles.
  • Vous avez des affinités fortes pour la protection de la nature et le secteur associatif. Un plus : vous êtes passionnés par les oiseaux, la faune sauvage et leurs protections.
  • La connaissance du néerlandais et de l’anglais sont des atouts, sans être obligatoire.
  • Vous êtes disponibles immédiatement.
  • Vous êtes titulaire d’un diplôme d’études supérieures (Master bioingénieur / Master en sciences et gestion de l’environnement ou équivalent)ou vous possédez une expérience de plusieurs années dans ce domaine (une spécialisation en communication environnementale est appréciée).

Offre

  • Vous faites partie d’une association engagée et orientée vers le futur, en transformation et croissance.
  • Vous profitez d’une certaine flexibilité d’horaire et de récupérations souples.
  • Vous bénéficiez d’un contrat à temps plein.
  • Vous travaillez au sein d’une équipe jeune et passionnée.

Vous êtes intéressé(e)?

Envoyez votre candidature comprenant votre CV et une lettre de motivation en format PDF, par e-mail au Directeur : jf.buslain@birdprotection.be pour le 9 décembre au plus tard. Les interviews auront lieu en journée au siège social de la Ligue : Rue de Veeweyde, 43 – 1070 Anderlecht.

Canard

Un gros canard blanc domestique trépigne d’impatience de découvrir son futur jardin !

Vous pouvez contacter notre soigneuse Nadège Pineau au 02 521 28 50.

Les adoptions se font du lundi au vendredi de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 16h00.

Les adoptions sont gratuites pour les membres. Si vous désirez toutefois faire un don pour notre centre de revalidation, il sera le bienvenu.

Merci 🙂

Et n’oubliez pas : En adoptant en refuge, vous sauvez deux vies : celle de votre nouveau protégé, et celle de celui qui pourra être pris en charge à sa place…

La LRBPO engage un(e) Secrétaire administratif/tive et de gestion à temps plein

La Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO) œuvre depuis 1922 pour l’étude et la protection de la faune sauvage. La Ligue est une association militante qui possède des réserves naturelles, réalise des activités de sensibilisation, gère un centre de revalidation et milite pour une amélioration de la législation de conservation de la nature, de l’aménagement du territoire et du bien-être animal.

Pour coordonner le secrétariat, gérér les demandes entrantes (téléphone, mail, réseaux sociaux), participer au développement commercial (magasin physique, site e-commerce), … nous recrutons un ou une secrétaire coordinateur/trice à durée indéterminée (CDI) à temps plein.

Principales fonctions

En concertation avec le Directeur et l’équipe en place, vous aurez pour principales missions :

  • Réception et gestion des demandes entrantes par téléphone, courrier, mail ou via les réseaux sociaux (Facebook) 
  • Coordination administrative et gestion des contacts avec les membres et avec les autres associations belges et étrangères
  • Participation au développement commercial de la Ligue (aide à la gestion du magasin physique, aux contacts avec les fournisseurs, pour les commandes de produits, participation à la gestion et au développement du site e-commerce)
  • Aide à la gestion de la présence externe de la Ligue dans des foires et salons
  • Aide à la gestion administrative et à l’accueil du Centre de Soins de la Faune Sauvage de Bruxelles
  • Aide à la gestion du Centre éducatif Jalna (Marche) de la Ligue
  • Participation au développement de la communication de la Ligue
  • Aide à la gestion administrative du siège de la Ligue, à Anderlecht (Bruxelles)

Profil

  • Vous êtes à l’écoute, proactif(ve), efficace, autonome et rigoureux, vous êtes capable de travailler seul et en équipe.
  • Vous avez une bonne maîtrise des outils administratifs et de communication sur internet et mobile (dont les réseaux sociaux). Vous êtes à l’aise aussi bien sur la communication print que web.
  • Vous avez une orthographe irréprochable et de bonnes capacités rédactionnelles.
  • Vous avez des affinités fortes pour la protection de la nature et le secteur associatif. Un plus : vous êtes passionnés par les oiseaux et leur protection.
  • La connaissance du néerlandais et de l’anglais sont des atouts, sans être obligatoire.
  • Vous êtes disponibles immédiatement.
  • Vous avez terminé vos humanités supérieures et vous n’avez pas fait d’études supérieures (bac, master, graduat, …)
  • Vous entrez dans les conditions ACS pour ce poste (= maximum diplôme d’humanités supérieures)

Offre

  • Vous faites partie d’une association engagée et orientée vers le futur, en transformation et croissance.
  • Vous profitez d’une certaine flexibilité d’horaire et de récupérations souples. 
  • Vous bénéficiez d’un contrat à temps plein.
  • Vous travaillez au sein d’une équipe jeune et passionnée.

Vous êtes intéressé(e) ?

Envoyez votre candidature comprenant votre CV et une lettre de motivation en format PDF, par e-mail au Directeur : jf.buslain@birdprotection.be pour le 18 novembre 2018 au plus tard. Les interviews auront lieu en journée au siège social de la Ligue : Rue de Veeweyde, 43 – 1070 Anderlecht.

Un aigle à Bruxelles !

Encore une marque de l’égoïsme de certains. Jusqu’où peut aller le désir de possession de l’homme, au détriment du bien-être d’un autre être vivant ?

 En se déplaçant dans son véhicule, un agent communal de la commune de Koekelberg (Bruxelles) s’étonne de voir en pleine rue un rapace au sol, semblant en difficulté. Celui-ci a donc l’excellent réflexe de le récupérer et de le faire transférer dans notre Centre de Soins de la Faune Sauvage de Bruxelles…

Inconnu au bataillon des espèces indigènes bruxelloises, il a fallu mener une petite enquête pour découvrir qu’il s’agit là d’un Aigle botté, oiseau particulièrement rare chez nous !

Le pauvre semble avoir les pattes déformées, et arbore à l’une d’elle un reste de manille… Se serait-il détaché pour réussir à s’enfuir ?

Après auscultation, il semble que l’animal présente une atrophie musculaire. Celui-ci ne se tenant pas debout mais sur ses “genoux”, il y a fort à parier que ses conditions de détention étaient catastrophiques… Avait-il au moins un perchoir ?

 

Une radiographie va bientôt être programmée pour déterminer s’il n’y a pas de problèmes internes.

Le rapace reprend petit à petit du poil de la bête. Même s’il a fallu le gaver les premiers jours, il se nourrit maintenant seul et commence à se tenir et à se percher correctement…

 

L’Aigle botté étant rarissime dans nos contrées, il y a fort à parier qu’il s’agit d’un oiseau importé illégalement… L’Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement a été informé de la situation… Affaire à suivre donc !

 

Campagne de communication sur le thème de l’urgence pour nos oiseaux !

Une fois n’est pas coutume, grâce à l’appui de certains médias, la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO) lance une campagne de communication sur le thème de l’urgence pour nos oiseaux !

En partant d’un constat catastrophique, à savoir la diminution de 60% d’oiseaux dans les milieux agricoles en 28 ans*, la Ligue a développé plusieurs visuels pour le print et le web.

Une série d’annonces paraîtront ainsi d’abord dans les médias IPM (La Libre et LaDH) grâce à la collaboration d’IPM, sans qui nous n’aurions pas pu attirer l’attention des lecteurs et surfeurs sur l’urgence d’agir pour arrêter, si pas stopper la chute vertigineuse des oiseaux ces dernières années, particulièrement dans les plaines agricoles. Merci à La Libre et La DH pour leur soutien.

La campagne est également soutenue via les réseaux sociaux et d’autres médias à venir.

 


Les objectifs de la campagne sont non seulement le développement de la notoriété de la Ligue, déjà fort connue, mais également le recrutement de nouveaux membres, donateurs et sympathisants. Ce n’est que grâce à eux qu’elle peut développer ses nombreuses actions de militance, éducatives, …

La Ligue, 96 ans au service de la biodiversité

La Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux œuvre depuis 1922 pour l’étude et la protection de la faune sauvage. Parmi ses nombreuses activités, elle s’est fixée quatre objectifs pour ces prochaines années :
1. Aider la faune sauvage en danger : la LRBPO supporte une série de centres de soins et gère le seul centre de la région Bruxelloise accueillant plus de 2 500 animaux par an.
2. Militer pour améliorer la législation de protection de la biodiversité. Sur le terrain, la LRBPO est très active en ce qui concerne la répression des actes illégaux en matière de chasse et de protection de la nature.
3. Sensibiliser à la beauté de notre environnement et à sa protection. La LRBPO organise des classes vertes dans son centre nature de Jalna et de nombreuses animations scolaires. Elle édite la revue trimestrielle « L’Homme & l’Oiseau » ainsi que des documents pédagogiques visant un très large public.
4. Préserver la nature, notre environnement est en danger, il doit être protégé. La LRBPO possède une vingtaine de réserves naturelles où une biodiversité exceptionnelle peut y être rencontrée

À l’intention des journalistes

• Contact presse: Jean-François Buslain, Directeur • jf.buslain@birdprotection.be
+32 (0) 479 65 81 39 • Rue de Veeweyde, 43 – B-1070 Bruxelles
http://www.protectiondesoiseaux.be• Facebook : Protection des Oiseaux

• Télécharger les annonces : https://protectiondesoiseaux.be/wp-content/uploads/2018/09/12-horizontale-copie.pdf

• Logo lrbpo à télécharger : http://protectiondesoiseaux.be/wp-content/uploads/2018/04/LOGO-LRBPO.jpg
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* Etude sur l’évolution des populations d’oiseaux nicheurs en Wallonie – 28 ans de surveillance de l’avifaune commune – Programme SOCWAL – AVES