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Il n’est pas rare d’accueillir des goupils dans notre centre de revalidation pour la faune sauvage de Bruxelles.

Mais celui accueilli le 16 novembre a une histoire un peu particulière et illustre bien la problématique à laquelle nous sommes régulièrement confrontés dans notre capitale : le nourrissage du renard.

Mascotte de son quartier, ce vieux renard a été nourri et « apprivoisé » par tous le voisinage. Saumon fumé, poulet frais et autres mets ont rendu ce vieux mâle dépendant de l’homme. Les contacts permanents et rapprochés avec nombres de personnes ont fait de ce renard un animal quasiment domestiqué. Celui-ci se laisse approcher et même toucher sans aucune crainte.

Cela peut poser de réels problèmes pour sa survie. En effet, même si il est impossible de l’affirmer avec certitude, certaines blessures qu’il présente pourraient avoir été infligées par un chien. L’homme directement ou indirectement peut donc être une menace pour le renard.

N’ayant plus peur de l’homme ni de son plus fidèle compagnon, le renard ne fuit plus devant un potentiel danger : un canidé agressif, un humain mal intentionné ou apeuré par l’approche d’un animal sauvage, et même une voiture roulant à toute allure. De plus, en les nourrissant, les populations augmentent artificiellement. On favorise de la sorte un déséquilibre dans les écosystèmes. D’autre part, plus il y a de renards, plus ils sont confrontés aux dangers de l’urbanisation. Une concentration trop importante de renards mène aussi à plus de conflits intra-spécifiques et une augmentation de la prévalence de maladies ou parasites.

Il vaut donc mieux éviter de nourrir les renards, pour leur propre bien-être et leur survie. N’oubliez pas que dans certains cas, protéger la nature, c’est aussi la laisser faire !