cover-Homme-et-l'Oiseau_1_2016SOMMAIRE

Edito  4
1922-2016 : 94 années de combats 6
Homme & oiseau 10
Débats télévisés 14
Empoisonnement par la chasse ! 18
Pouvoirs publics et nature 20, 26
Des animaux et des hommes 22
Notre Centre nature 30
Nouvelles de nos réserves  33
Victimes de la route 34
Ornithologie 36
Terrariophilie 38
Mangeoires et collisions d’oiseaux 39
La chasse en question 40
Oiseaux dans le monde 46
Agenda 54
Lu, vu et entendu  55
Recueillir • Soigner • Relâcher 56

EDITO

Les animaux sauvages n’appartiennent à personne. Ils font partie d’un patrimoine naturel commun de tous les wallons, bruxellois, belges et même de l’humanité. Comment est-il possible qu’une minorité de personnes puissent s’accaparer d’un patrimoine qui appartient à tous. Ne serait-ce pas du vol ?

Ainsi, les 13.000 ou 14.000 chasseurs wallons (on ne sait pas exactement combien) ont une mainmise et un droit de vie ou de mort sur notre faune
sauvage. Ainsi, le lapin qui gambade dans votre jardin, le pigeon ramier qui vient à votre mangeoire sont la propriété exclusive du chasseur voisin qui pourra en faire ce qu’il veut.

Comment en est-on arrivé à cette injustice flagrante ? Le lobby de la chasse est extrêmement puissant. Les chasseurs sont partout, dans les hautes sphères de l’économie, de la justice,
de certains partis politiques, jusqu’au plus haut niveau de l’État…

Nous en avons fait la malheureuse constatation lors de notre entrevue au cabinet du ministre wallon, René Collin, en charge de la (destruction de la) nature. C’était à l’occasion de la remise des pétitions pour la protection de la Perdrix grise et de la Sarcelle d’hiver. Nous avons été accueillis par monsieur Renard, chef de cabinet et son conseiller monsieur Mouton. Nous nous sommes crus au siège du Royal Saint Hubert Club. Ces messieurs considèrent qu’il n’y a pas lieu de protéger ces espèces qu’ils n’estiment pas menacées. Ils se basent exclusivement sur les chiffres des conseils cynégétiques, d’instituts français créés par des chasseurs, et des constatations personnelles de Mr Mouton dans son domaine de chasse. On s’attendrait à ce qu’un cabinet ou un ministre adopte une certaine neutralité, afin de peser le pour et le contre dans le but de favoriser l’intérêt général face aux intérêts particuliers. Mais non, nous avons eu à faire à une personne, surtout intransigeante, à la limite de l’agressivité, qui ne se cachait pas d’être « chasseur ».

En conclusion : Il n’y a pas à discuter, passez votre chemin.

Mais le combat n’est pas terminé. Nous le poursuivrons avec tous les moyens démocratiques mis à notre disposition, car nous estimons que respecter la vie sont cause et combat justes.

Jean-Claude Beaumont, Président.